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Rodez, les raisons d’une galère

  • Au tiers du championnat, le Raf paraît désemparé, sans révolte, alors que la zone rouge se précise dangereusement.
    Au tiers du championnat, le Raf paraît désemparé, sans révolte, alors que la zone rouge se précise dangereusement. José A. Torres / José A. Torres
  • Rodez, les raisons d’une galère
    Rodez, les raisons d’une galère
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10e journée. À nouveau battu samedi, le Raf inquiète de plus en plus. Surtout que les symptômes d’une crise sportive sont de plus en plus prégnants. Tour d’horizon. 

À nouveau battu samedi à Villefranche-sur-Saône, le Raf, 13e de sa poule avec 20 points, inquiète. Surtout que les symptômes d’une crise sportive sont de plus en plus prégnants. Tour d’horizon.

  • Une fébrilité criante

Depuis le début de la saison, il suffit d’un rien pour que le Rodez Aveyron football ne dérape. Samedi, à Villefranche-sur-Saône, les deux buts encaissés ont encore résumé cette vérité. "On retombe trop facilement dans nos travers", confirmait d’ailleurs Mansour Boutabout au coup de sifflet final. Un chiffre illustre à lui seul cela: avec 21 buts encaissés en l’espace de dix journées, le Raf paye chacune de ses errances au prix fort. Pis, trop fébrile, Rodez est également souvent incapable de respecter son plan de bataille. "Contre Monaco II, on savait qu’on devait faire attention lors du premier quart d’heure car c’est une équipe qui attaque fort. Et on prend deux buts d’entrée (8e et 17e)", racontait désabusé le buteur algérien. Avant de constater, lucide: "On ne respecte pas ce qui est mis en place".

  • Un entraîneur impuissant 

Pas de colère froide, pas de mots acerbes. Samedi, Franck Plenecassagne était étonnant de sérénité au coup de sifflet final. Étonnant car ceux qui le pratiquent savent à quel point le technicien peut mal vivre un revers. L’attitude a de quoi décontenancer car elle sous-entend autant du découragement que de l’impuissance. L’entraîneur du Raf l’a confirmé avec ses mots: "Ce que je me demande, c’est si j’ai toujours les clés pour changer ça, si je suis l’homme de la situation. Je tente et ça ne marche pas", soufflait-il. Plenecassagne envisage-t-il la fin de son bail à la tête de l’équipe fanion ? Une démission ou un limogeage sont-ils possibles dans le but d’un électrochoc ? Les questions se posent. L’intéressé n’a pas souhaité répondre. Le manager général Gregory Ursule et le président Pierre-Olivier Murat n’ont, eux, pas donné suite à nos sollicitations. "Les responsables, ce sont les joueurs. Le coach fait tout pour remédier à la situation actuelle et son message passe", a clarifié Boutabout.

  • Un vestiaire divisé

Le mal est semble-t-il plus profond. Samedi, le retour aux vestiaires a été l’occasion pour les joueurs du Raf de régler un différend. De longues minutes où aucun d’eux n’est sorti, Plenecassagne et son staff attendant dehors. Que s’est-il dit ? "On a mis les points sur les «i» car il y avait un problème mais ça reste entre nous", glissait à peine Boutabout, ne souhaitant pas trahir le secret du vestiaire. Mais la situation en dit assez sur les divisions qui règnent aujourd’hui dans un groupe dont le «bien vivre ensemble» a longtemps été l’apanage. L’une d’elle réside visiblement dans un conflit générationnel. Le Raf va devoir rapidement trouver une solution sous peine de s’enliser encore plus. Au tiers de la saison, il a encore la possibilité d’inverser la tendance.

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Maxime Raynaud
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