Faits divers

Mort de Jean-Ronald : après la confusion, les témoignages-clés ?

  • Dix-huit accusés sont toujours jugés devant la cour d’assises de l’Aveyron.
    Dix-huit accusés sont toujours jugés devant la cour d’assises de l’Aveyron. José A. Torres / José A. Torres
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Assises. Mercredi, les témoignages des trois accusés, devant la cour d’assises de l’Aveyron, n’ont pas permis de lever le voile sur la mort de Jean-Ronald d’Haïty. L’audition de Taoufik Laanizi et de sa sœur doit avoir lieu aujourd'hui. 

La vérité sur la mort de Jean-Ronald d’Haïty n’a toujours pas éclaté tant les versions des 18 accusés restent floues et inconstantes. Peut-être aujourd'hui, l’audition de Taoufik Laanizi, que plusieurs décrivent comme étant le "meneur" de l'expédition punitive permettra d’y voir plus clair. Appelé mercredi à la barre par l’avocat général Jérôme Laurent, son frère cadet, Morad, n’a pour sa part pas cessé de le répéter: "Les gens veulent tout nous mettre sur le dos, ils trouvent des raccourcis. Je n’ai rien fait, moi comme mon frère, nous n’avons jamais porté de coup de couteau".

"Un acte lâche et minable"

Aujourd’hui, c’est la sœur des frères Laanizi qui doit témoigner devant la cour d’assises. Lors de ses discussions, enregistrées dans le cadre d’écoutes au parloir de la prison ou au téléphone, elle a livré "beaucoup d’éléments sur cette affaire", selon l’avocat général. De plus, "ses déclarations ont fait beaucoup de dégâts. Elle parle de tout, et de tout le monde", avait déjà expliqué le président, Régis Cayrol.

Mercredi, les explications de Youssouf Driouech, un autre accusé entendu par le tribunal pour la première fois, sont restées confuses. Avec une constante toutefois. "C’était un acte lâche et minable, et si j’ai décidé de parler c’est que je trouvais anormal que des gens innocents se trouvent au commissariat" (peu après les faits, NDLR) et que les Laanizi se trouvaient libres.»

"J’avais la certitude qu’il allait se passer quelque chose"

"Aviez-vous pensé, le soir du 8 mai 2010, que la soirée se passerait de cette façon ?", a questionné Régis Cayrol. "Non, Millau est une ville paisible et je n’aurais jamais pensé qu’une telle chose puisse se passer de cette façon, a lâché Youssouf Driouech. Jean-Ronald était quelqu’un de nonchalant, incapable de faire du mal".  "Quelque chose vous laissait-il penser que la soirée se passerait de cette façon ?" a poursuivi Régis Cayrol. "J’avais la certitude qu’il allait se passer quelque chose, mais pas ce soir-là et pas de cette ampleur", termine Youssouf Driouech.

Centre Presse Aveyron
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