Soupçons de matchs de foot truqués: gardes à vue et perquisitions en cours

  • Interpellations et perquisitions étaient en cours mardi matin dans une enquête sur des soupçons de matchs de L2 truqués
    Interpellations et perquisitions étaient en cours mardi matin dans une enquête sur des soupçons de matchs de L2 truqués AFP/Archives - Franck Fife
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Centre Presse Aveyron

Une dizaine de personnes étaient en garde à vue et des perquisitions en cours mardi matin dans le cadre d'une enquête visant des soupçons de matchs de football de Ligue 2 truqués, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Parmi les gardés à vue figurent le président du Nîmes Olympique, Jean-Marc Conrad, et celui du club de Ligue 1 de Caen, selon ces sources.

Des interpellations ont été menées dans plusieurs villes de France dont Nîmes. Les soupçons portent notamment sur le club du Nîmes Olympique, dont l'actionnaire principal, Serge Kasparian, est écroué dans l'affaire du cercle de jeux clandestins Cadet, à Paris.

Sept personnes avaient été mises en examen en octobre dernier, dont M. Kasparian, pour abus de confiance, blanchiment en bande organisée, association de malfaiteurs, travail dissimulé et abus de biens sociaux dans le cadre de cette affaire.

A cette occasion, lors de leurs investigations autour du cercle de jeux, les enquêteurs du Service central des courses et jeux (SCCJ) ont "eu la conviction" que des matchs de football avaient "été truqués" lors de la dernière saison de Ligue 2.

Il reste à le vérifier dans le cours des investigations, toujours selon ces sources mais il s'agit, pour tous, de matchs disputés par le Nîmes Olympique qui "aurait exercé des pressions et proposé des arrangements" afin "d'éviter la rétrogradation".

Les policiers ont mené mardi matin une série de perquisitions à Nîmes, Angers, Caen et Dijon, et procédé dans le même temps à plusieurs interpellations dans les clubs de football de ces localités, selon les sources.

Les faits visent des actes de présumée "corruption active et passive", selon les mêmes sources qui ont ajouté que "d'autres interpellations et perquisitions devaient avoir lieu" dans cette affaire.

M. Kasparian devait, dans le cadre de cette enquête, être extrait de sa cellule pour être entendu, ont aussi dit les sources.

Source : AFP

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