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Pierre-Olivier Murat :«Aux joueurs de prendre leurs responsabilités»

  • Le président Murat : «Comment on joue ce soir, je m’en fous complet<ET>; moi, je veux qu’on gagne, point !»
    Le président Murat : «Comment on joue ce soir, je m’en fous complet<ET>; moi, je veux qu’on gagne, point !» CP / CP
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11e journée. Le président du Raf, Pierre-Olivier Murat, attend une réaction de ses joueurs ce soir (20h) à Paul-Lignon, face à Béziers. Il dit ne pas avoir fait une croix sur le National. Mais veut d’abord voir l’équipe se mettre à l’abri. Entretien.

Résultats en dents de scie, départ mouvementé de Thibaut Barthomeuf, ambition à la mi-saison. Avant de recevoir Béziers, ce soir à Paul-Lignon, le président du Raf, Pierre-Olivier Murat, se confie. 

Quel bilan tirez-vous après les 10 premiers matches de la saison ?

D’un point de vue général, ce qui est très important, c’est de voir que le public revient à Paul-Lignon. Et cela dans une économie du foot globalement très compliquée. On voit par exemple des stades déserts en Ligue 2. Nous, lors de notre dernier match (face à Monaco II, NDLR), il y avait 2000 personnes. Le jeu produit depuis 18 mois plaît aux supporters. Il y a aussi une grosse dynamique autour du club, la convivialité qui est revenue. Un vrai engouement autour du club. Maintenant, il faut avoir des résultats sportifs.

Justement, puisque vous parlez de sportif...

Sur le contenu du jeu, à la maison, il est bon, agréable à voir. Mais ce début de saison a été relativement catastrophique (sic) à l’extérieur, en terme de contenu et de résultat. 

Du coup, comptablement c’est compliqué (le Raf est 13e à 1 point du premier relégable). Ainsi, l’objectif annoncé en début de saison, «faire mieux que la saison passée (2e)», est-il encore tenable, selon vous ?

Il y a un président des États-Unis qui disait: «Je n’avais aucune chance, mais je l’ai saisie».

Donc vous croyez à une remontée au classement comme cela a été le cas la saison passée ?

Grosso modo, on est dans le même contexte que l’année dernière à pareille époque (en novembre 2013, le Raf était dans le top 5, NDLR). Et, l’an passé on rate la montée d’un rien. Donc il faut toujours y croire.

Donc, le National est encore dans un coin de votre tête ?

J’adore cette phrase: «Je n’avais aucune chance, mais je l’ai saisie.»

Malgré tout, pensez-vous qu’aujourd’hui l’équipe fanion connaisse une crise sportive ?

Une crise sportive, pour moi, c’est si à l’entraînement ça ne bosse pas, si en match on est nul, s’il y a trois ou quatre groupes différents dans l’équipe, si l’entraîneur ne fait pas son boulot... Aujourd’hui, on est confronté à rien de tout ça. Il y a eu un petit bug avec Thibaut (Barthomeuf, parti du club récemment, NDLR) qui a eu l’honnêteté de dire qu’il ne se sentait pas bien dans le projet de vie du groupe. Et cela a été réglé. Le coach (Franck Plenecassagne, NDLR) a toute ma confiance, le staff technique aussi. Maintenant, c’est le rectangle vert qui parle. Et le rectangle vert, c’est les joueurs. C’est à eux de prendre leurs responsabilités.

Vous évoquiez la confiance témoignée à votre entraîneur. Une confiance sans limite ?

La limite, c’est si le travail n’est pas bien fait. Mais aujourd’hui, des responsabilités par rapport à lui, je n’en vois pas. Il travaille d’arrache-pied, au bureau comme sur le terrain. On voit bien que le boulot, il le fait ! Voire un peu trop sûrement pour sa famille (rires). Et il n’y a pas de rupture entre lui et l’équipe; autre cas où la limite aurait pu être franchie.

Et sur l’affaire Barthomeuf que vous évoquiez également précédemment, est-ce révélateur d’une ambiance de vestiaire actuellement compliquée ?

Non, même à la limite, c’est l’inverse. Pour l’instant, on a une équipe très soudée. Mais on reste des gentils garçons. Contre Béziers, il va falloir y aller ! Comment on joue demain (ce soir, NDLR), je m’en fous complet; moi, je veux qu’on gagne, point !

Cette réception de Béziers, c’est forcément un tournant, non ?

Disons qu’on peut se retrouver dans une situation que l’on n’a pas vécue depuis longtemps. Et c’est le plus dangereux. Car quand tu es habitué à être en haut, si tu viens à jouer le maintien... Cette équipe, elle n’a pas été bâtie pour ça. C’est donc aussi pour cela qu’il faut vite se recaler au chaud. Mais je ne suis pas inquiet. Béziers, c’est une très belle équipe. Et si on ne place pas le combat en objectif prioritaire, on va avoir de gros problèmes. Les Rodez - Béziers sont toujours très engagés.

Aurélien Parayre
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