Violences faites aux femmes : la mobilisation est relancée

  • En marge de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes de nombreux sympathisants ont défilé à Paris à l'appel du "Collectif du droit des femmes".
    En marge de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes de nombreux sympathisants ont défilé à Paris à l'appel du "Collectif du droit des femmes". AFP
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Si les faits traités sont en baisse cela ne veut pas nécessairement dire que les violences diminuent, mais que de nombreuses victimes décident de ne pas porter plainte. Un constat que veut enrayer 

En rappelant que la lutte contre les violences faites aux femmes est plus que jamais une priorité pour le gouvernement, le préfet Jean-Luc Combe a invité l’ensemble des services de l’État à ne pas mesurer leur implication au bénéfice de cette cause qui mobilise à leurs côtés de nombreuses associations, le CIDFF, le Conseil départemental de prévention de la délinquance et l’ensemble des collectivités au premier rang desquelles le conseil général et les centres communaux d’action sociale.

Tous étaient d’ailleurs réunis hier, en cette journée d’action nationale, pour la réunion annuelle de la Commission restreinte de lutte contre les violences faites aux femmes, instance mise en place il y a déjà huit ans. Bilan des actions entreprises au cours des derniers douze mois et mise en perspective des nouveaux enjeux et des dispositifs renforcés pour venir en aide aux victimes de violences conjugales (dont 80% sont des femmes) étaient à l’ordre du jour. Si le nombre de faits traités en justice baisse de 6,5% (229 affaires de janvier à octobre contre 245 sur la même période en 2013 et 174 en 2012), cela ne veut pas nécessairement dire que les violences diminuent, mais que de nombreuses victimes décident de ne pas porter plainte.

Et si chaque plainte fait automatiquement l’objet d’une procédure pénale, l’absence de plainte pour des faits avérés, engage toujours un procès-verbal ou une main courante, a rappelé en substance le procureur de l’Aveyron, Yves Delpérié. Quoi qu’il en soit, chaque victime a droit à un accompagnement social. Et tous les acteurs sociaux de la Commission se sont engagés à redoubler de vigilance sur ce point. On notera enfin que de janvier à octobre, le numéro d’appel d’urgence (3919) a été appelé 66 fois en Aveyron.

Centre Presse Aveyron
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