SNCF : chiffre d'affaires en hausse, sans compter la grève

  • Le chiffre d'affaires 2014 de la SNCF sera en hausse de 2,3% par rapport à 2013, sans tenir compte de l'effet de la grève de juin, qui a coûté 200 millions d'euros à l'entreprise.
    Le chiffre d'affaires 2014 de la SNCF sera en hausse de 2,3% par rapport à 2013, sans tenir compte de l'effet de la grève de juin, qui a coûté 200 millions d'euros à l'entreprise. AFP
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Le chiffre d'affaires 2014 de la SNCF sera en hausse de 2,3% par rapport à 2013, sans tenir compte de l'effet de la grève de juin, qui a coûté 200 millions d'euros à l'entreprise. 

Le chiffre d'affaires 2014 de la SNCF sera en hausse de 2,3% par rapport à 2013, sans tenir compte de l'effet de la grève de juin, qui a coûté 200 millions d'euros à l'entreprise, a indiqué son président Guillaume Pepy. La hausse du chiffre d'affaires sera tirée par les filiales Geodis et Keolis, très présentes à l'international, a-t-il précisé à la presse.

"Progresser sur le rapport qualité/prix du train"

La SNCF doit publier ses résultats le 12 février, elle "sera dans le vert en 2014", avait assuré Guillaume Pepy en décembre. Geodis réalisera, au titre de 2014, environ 100 millions d'euros de marge, tandis que "Fret SNCF a réduit sa perte, à environ 100 millions d'euros, contre 483 millions il y a cinq ans", s'est-il satisfait devant la presse. Le président par intérim du conseil de surveillance de la SNCF, Frédéric Saint-Geours, a ajouté que "le salut n'est pas que dans l'international, (mais aussi) dans l'optimisation du dispositif existant en France et en Europe".

En 2015, "on doit avancer sur deux choses: le haut débit et le sur-mesure", a détaillé le président de la SNCF, précisant qu'un plan digital sera annoncé le 10 février. Et dans un an, "on doit avoir progressé sur le rapport qualité/prix du train", a encore souligné Guillaume Pepy. Evoquant la nécessité pour la SNCF d'être une "entreprise multimodale, internationale et digitale", il a fait état d'une "grosse transformation en interne, une évolution pas toujours facile".

Concurrence du covoiturage

Soulignant que la concurrence du covoiturage, du low-cost, et bientôt de l'autocar longue-distance "menace (les) parts de marché" de la SNCF, il a affirmé que le "fil rouge du projet SNCF" est de "diminuer les coûts pour pouvoir diminuer les prix". Pour le TGV, la compagnie devrait ainsi s'appuyer sur le modèle de trains à bas coûts Ouigo, lancé en avril 2013, et qui met par exemple en place une utilisation plus intensive des rames, ou encore place plus de sièges dans chaque voiture.

Guillaume Pepy estime nécessaire la "construction de nouveaux modèles économiques: le grand urbain, avec sa filiale Keolis, Intercités, TGV". Quant à l'arrivée de la concurrence, prévue par l'Europe progressivement à partir de 2019, la SNCF "ne demande pas que l'arrivée de la concurrence soit retardée. On a besoin de visibilité (...) pour pouvoir bien gérer l'entreprise", a encore indiqué le patron du groupe public.

Centre Presse Aveyron
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