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Marché de Rodez : les non-sédentaires haussent le ton

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    Marché de Rodez : les non-sédentaires haussent le ton
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Commerce. L’assemblée générale des commerçants non sédentaires s’est tenue dimanche à la CCI de Rodez. Aucun représentant de la mairie n’était présent pour apaiser les esprits et écouter les doléances qui portent en priorité sur la hausse de 100% du droit de place. 

C’est avec un sentiment de dépit que s’est ouvert dans les locaux de la CCI de Rodez, l’assemblée générale des commerçants non sédentaires de l’Aveyron. Comme prévu, c’est l’augmentation de plus de 100% des droits de place appliquée depuis le 1er janvier, «sans concertation», par la Ville de Rodez, qui a concentré les débats. Des échanges animés par Bernard Dagan, représentant national de la fédération des marchés de France, venu épauler et conseiller spécialement ses confrères aveyronnais qui ont espéré jusqu'au dernier moment  l'arrivée d'un représentant de la mairie. Sans succès. 

Bras de fer judiciaire et financier

Comme l’avait déjà fait remarquer avant lui Cindy Lopes, la combative présidente des commerçants non sédentaires de l’Aveyron, «la municipalité de Rodez n’a pas respecté la règle.Le projet d’augmenter cette taxe a juste été évoqué en commission paritaire. Mais la mairie a quand même décidé de l’appliquer. Or, ajoute M. Dagan, selon le code des collectivités territoriales, les élus auraient dû vous faire connaître leurs intentions et vous laisser deux mois pour en discuter. Ce qui, visiblement, n’a pas été fait.»

«On a bien essayé d’entrer en contact, mais ils ne veulent rien entendre, coupe Cyndi Lopes qui dénonce, un manque de considération. Et c’est sans parler des PV dressés à ceux qui dépassent l’horaire prévu. Avant, pour nombre d’entre nous, le marché se terminait au café ou au restaurant. Maintenant, sitôt le marché fini, tout le monde se dépêche de remballer et de partir...» 

Pas autant, pas maintenant

Pour autant, comme ils l’ont encore rappelé, les commerçants n’étaient pas contre une éventuelle hausse des droits de place. «Mais pas 100% d’un coup et surtout pas de cette manière, précise-t-elle. Les arguments de la mairie, qui dit vouloir s’aligner sur les villes de même strate, ne tiennent pas. Il y a des villes où les élus, conscients de ce qu’apporte un marché, ne demandent aucun droit de place. Alors ?»

Alors ? Alors les commerçants non sédentaires ont décidé d’entamer un bras de fer avec la Ville. «Vous leur réclamez la copie de la délibération prise en conseil municipal, concernant cette hausse de tarifs, et vous l’adressez au siège de la fédération. Nos juristes vont se pencher là-dessus», promet Bernard Dagan.

«Pendant ce temps-là, renchérit la présidente Cindy Lopes, histoire de bien montrer notre désaccord, nous ne paierons qu’un euro symbolique, par marché et par stand (au lieu des 1,35 € le mètre linéaire désormais réclamé par la Ville). Et ce, jusqu’à ce que la municipalité revienne sur sa décision et daigne nous rencontrer... Ou que le tribunal administratif décide d’invalider la délibération prise par les élus en conseil municipal.»

RB
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