Lévezou Sud-Aveyron

Trafic de cocaïne : l’affaire «Pili pili» devant le tribunal de Rodez

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Des dossiers d’une telle ampleur sont rares devant le tribunal correctionnel de Rodez. Composé de dix tomes et baptisé de l’exotique et épicé sobriquet «Pili pili», que lui ont attribué les gendarmes, celui-là mobilisera les magistrats durant toute la journée de jeudi. Dix prévenus, dont trois se trouvent actuellement en détention provisoire (à Béziers, Mende et Druelle), devront s’expliquer sur leur implication dans un trafic qui alimentait Millau en cocaïne, une drogue en provenance des Antilles.

Ecoutes téléphoniques

Un délit qui peut coûter jusqu’à dix années d’emprisonnement aux mis en cause, parfois défendus par des ténors du barreau, tels que MesNguyen Phung, Abratkiewicz et Ferri, mais dont les implications seraient plus ou moins importantes au regard des conclusions de l’instruction. L’enquête, justement, débute fin 2012 lorsqu’un renseignement anonyme arrive aux oreilles des gendarmes de la cité du gant : un Millavois d’origine antillaise serait décrit comme étant un gros importateur de drogue. Immédiatement, la brigade de recherche lance ses investigations, ponctuées notamment d’écoutes téléphoniques.

Fin décembre 2012, leurs soupçons sont confirmés, et les militaires ont, de plus, la certitude que les produits acheminés en métropole depuis l’île de Saint-Martin, via Montpellier, sont de la cocaïne, et accessoirement du cannabis. D’ailleurs, les gendarmes ont connaissance que le Millavois qu’ils ont dans le collimateur a dépêché deux «mules» aux Antilles, le 7 mai 2013. À leur retour des Caraïbes, le 16 mai, ces deux personnes sont interpellées à l’aéroport de Montpellier en possession de quatre valises dans lesquelles est dissimulé près d’un kilo et demi de cocaïne : une poudre pure à 70%, pouvant être coupée une ou plusieurs fois avant d’être vendue. L’Antillais surveillé depuis le début de l’enquête est également arrêté.

Stopper le trafic entre la métropole et Saint-Martin

Après ce premier coup de filet, la phase 2 de l’affaire «Pili pili» débute. Objectif : stopper le trafic entre la métropole et Saint-Martin. En effet, les gendarmes notent qu’à Montpellier un individu originaire d’Haïti continuerait d’alimenter le chef-lieu de l’Hérault en cocaïne. Au cours du dernier trimestre 2013, celui-ci et trois nouvelles «mules» présumées sont interpellées à leur descente d’avion. L’une d’elle, une Nîmoise, est appréhendée en possession d’environ un kilo de poudre, plus deux petits boudins remplis de cocaïne, dont un découvert dans son vagin. Le dernier volet de l’enquête concerne la personne qui ferait office de fournisseur, ou intermédiaire, aux Antilles. Des policiers l’interpellent à Saint-Martin, le 3 avril 2014. Il est alors transféré en Aveyron pour y être entendu par le juge d’instruction. Au final, les forces de l’ordre seront parvenues à saisir trois kilos de cocaïne. Le procès de ce trafic s’ouvrira donc demain, dès 9heures. Les débats devraient occuper toute la matinée, le réquisitoire du parquet pouvant tomber peu avant midi ou en début d’après-midi. S’en suivront les plaidoiries de la défense, pour une décision attendue en fin de journée.

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