Patrick Furet : «On s’est tiré une balle dans le pied»

  • Pour Patrick Furet, le mental de ses joueurs pose problème.
    Pour Patrick Furet, le mental de ses joueurs pose problème. Archives JLB / Archives JLB
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    Patrick Furet : «On s’est tiré une balle dans le pied»
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Rugby.  Avant d’entamer la dernière ligne droite du championnat dans laquelle le SRA n’a, cette fois, plus le droit à l’erreur, l’entraîneur ruthénois Patrick Furet revient sur le revers de ses protégés à Cognac (8-7), dimanche. Une défaite «incompréhensible après avoir mis 30 points au leader Vannes».

L’entraîneur ruthénois Patrick Furet ne décolère toujours pas après le revers de ses protégés à Cognac (8-7), dimanche. Pour lui, cette défaite est «incompréhensible après avoir mis 30 points au leader Vannes», il y a quinze jours. Outre le terrain, il met surtout en avant un problème «mental» dont souffre son équipe. Et attend bien entendu une réaction à l’heure d’entamer la dernière ligne droite du championnat dans laquelle le SRA n’a, cette fois, plus le droit à l’erreur.

À froid, la déception est-elle encore plus grande suite au revers concédé dimanche à Cognac ?

Totalement ! On s’est tiré une balle dans le pied. On avait les cartes en main et on redevient tributaire de plein de choses... C’est vraiment rageant et on ne peut que s’en mordre les doigts. Mais on a eu trop de manques pour gagner alors qu’on avait tous les arguments en notre faveur. On n’a pas le droit de gagner contre Vannes de 30 points et perdre à Cognac comme cela quinze jours plus tard.

Avez-vous l’impression d’avoir laissé filer encore un peu plus la qualification aux phases finales ?

Je ne préfère pas y penser. Ce qui est certain, c’est qu’on a grillé un joker. On se rend la situation compliquée. Mais c’est à l’image de notre saison. On souffle le chaud et le froid sans arrêt.

C’est une constante depuis le début. Comment expliquez-vous cela ?

Les explications, il y en a 1000! On croit tout le temps que les choses sont acquises, on s’installe dans un certain confort et le dimanche, ça ne suffit pas. Il faut toujours se remettre en question. C’est frustrant car vous avez beau mettre des tactiques, des plans de jeu et autres en place, la vérité reste sur le terrain après. On n’arrive pas à avoir ce visage de «tueur», de compétiteur. À force, on n’aura plus de joker.

Si Rodez venait à ne pas se qualifier pour les phases finales, cela serait-il un gâchis selon vous ?

J’ai certainement ma part de responsabilité dedans mais, nous entraîneurs, je rappelle qu’à partir de 15 heures le dimanche, on devient spectateurs. Effectivement, ce serait un véritable gâchis car on a la plus belle équipe des trois saisons en Fédérale 1. Mais le problème est mental.

Pourtant, tout reste encore possible à quatre matches de la fin du championnat...

Oui. Au plan comptable, tout est encore réalisable mais on a vraiment gâché notre part du gâteau dimanche. On aurait encore pu finir premier de poule... Mais le bilan comptable se réalisera à la fin de la saison, comme tout le temps. Maintenant, j’attends une réaction de mes hommes. Mais comment comprendre qu’à chaque fois, on se complique les choses. Rodez n’a jamais été aussi bon que lorsqu’il est dos au mur donc cela appelle à l’optimisme. Car quand on est favori, on s’écroule! Pour preuve, Cognac est parvenu à marquer en infériorité numérique dimanche et il a gagné grâce à cela. Quand on voit comment on avait défendu face au leader Vannes il y a quinze jours, c’est incompréhensible.

Désormais tous les matches seront couperets, à commencer par la réception de Tyrosse dimanche. Qu’attendez-vous de celle-ci ?

Une prise de conscience. Enfin. Je veux qu’on soit de vrais compétiteurs. Car à ce jour, trop de détails nous différencient du très haut niveau.

Patrick Furet : «On s’est tiré une balle dans le pied»
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Mathieu Roualdés
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