Grand Rodez Ruthénois

Le Grand Rodez rompt avec trois communes du Baraquevillois

  • Le conseil communautaire du Grand Rodez a approuvé mardi soir le départ des communes de Baraqueville, Camboulazet et de Manhac
    Le conseil communautaire du Grand Rodez a approuvé mardi soir le départ des communes de Baraqueville, Camboulazet et de Manhac Archives CP - Archives CP
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Grand Rodez. Le conseil communautaire a pris la décision de «divorcer» avec Baraqueville, Camboulazet et Manhac.

Mardi soir, le conseil communautaire a approuvé le départ des communes de Baraqueville, Camboulazet et de Manhac. Après un débat, où les élus ont pu réagir, voir même donner leur position quant au vote, les édiles se sont retrouvés dans l’isoloir pour un vote à bulletin secret. Dix minutes plus tard, la séparation des trois communes est approuvée par 32 voix pour, 17 contre (sur un total de 49 votants).

«Gâchis»

Avant ce vote,la majorité des élus a regretté «le gâchis», «le temps perdu», depuis ces trois ans. «C’est depuis 2011 que tout est bloqué. Je vous demande de nous laisser repartir, pour nous mettre à niveau, pour redresser notre barque, pour développer un pays», avait plaidé pour sa part, Jacques Barbazange, le maire de Baraqueville.

Marie-Josée Marty avait quant à elle tenté d’influer dans le sens inverse. C’est finalement les tenants de la sortie de l’Agglo qui ont eu gain de cause. C’est peut-être Jean-Philippe Keroslian, le maire d’Onet-le-Château qui a présidé la séance communautaire, en l’absence de Christian Teyssèdre, qui le mieux résumé le sentiment des élus. «Comme d’autres, je pense que c’est un gâchis. Il me semble que ces trois communes étaient bien accueillies, mais elle veulent partir. Tout comme je l’ai toujours fait dans les clubs sportifs, je ne retiens pas les gens qui veulent partir». 

Au préfet de trancher

Le chapitre n’est pas pour autant refermé. Les conseils municipaux de l’agglo doivent maintenant se prononcer sur ce retrait, qui de toutes les façons ne peut pas avoir lieu avant le 1er janvier 2016. Mais in fine, ce sera au préfet de trancher. D’ici, d’autres rebondissements pourraient survenir dans «cette situation créée par cette demande de retrait de communes de l’Agglo dans ce contexte atypique et sans exemple récent», comme le souligne la note ayant servi pour la délibération. Pour être en total cohérence avec le retrait de sa commune de l’Agglo, Jacques Barbezange a également demandé à quitter ses fonctions de vice-président. Ce qui lui a été accordé par 47 voix (une voix pour le maintien de ses fonctions et une abstention). 

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