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Cyclisme : Etienne Fabre, un espoir en pleine croissance

  • Samedi, Étienne Fabre a remporté au sprint la 3e étape du circuit de Saône-et-Loire.
    Samedi, Étienne Fabre a remporté au sprint la 3e étape du circuit de Saône-et-Loire. reproduction Centre Presse - reproduction Centre Presse
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    Cyclisme : Etienne Fabre, un espoir en pleine croissance
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Cyclisme. Passé l’été dernier de Rodez à Chambéry, antichambre de l’équipe AG2R, le Ruthénois Étienne Fabre n’en fini pas de s’éclater. Preuve de plus, ce week-end il s’est imposé sur une course au plus haut niveau amateur français.

"C’est top". Étienne Fabre n’a que ce mot à la bouche. Difficile de ne pas comprendre le cycliste ruthénois. Pour sa première saison au sein de la catégorie espoirs, il vient de s’adjuger deux courses en l’espace de deux mois : la première, début mars, lors du challenge Agglopole de Provence ; la seconde, samedi, lors de la 3e étape du prestigieux circuit de Saône-et-Loire, épreuve de l’élite amateur nationale.

Et tout cela, à seulement 18 ans au nez et à la barbe de seniors habitués du circuit. Et au sprint, s’il vous plaît, ce qui est loin d’être la spécialité de ce puncher-baroudeur. Parti cet été de son Rodez natal et de son club formateur, le VCR, pour rejoindre le Chambéry cyclisme formation, qui n’est autre que la pépinière de l’équipe professionnelle AG2R, Étienne Fabre n’a donc pas tardé à confirmer son potentiel. Celui-là même qui lui avait déjà valu de porter le maillot de l’équipe de France juniors. Encore fallait-il passer le cap et se mettre au diapason des exigences de cette fabrique de champions destinés à succéder un jour aux Jean-Christophe Péraud et autres Romain Bardet.

"J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation, reconnaît-il, voix toujours aussi posée et calme de rigueur. J’ai d’abord fait le boulot pour l’équipe, je suis allé chercher les bidons et tout ça, j’ai roulé deux fois par week-end. Cette fois (samedi), j’ai pris mes responsabilités et c’est le groupe qui a fait le taf pour moi."

Le Paris-Roubaix espoirs dans le viseur

À l’entendre, cette progression est loin d’être le fruit du hasard. En quelques mois, l’apprenti ingénieur à l’Insa Lyon a pris la mesure de son nouveau monde. Et s’est adapté à vitesse grand V, bien aidé par un environnement qui l’a surpris. "Je travaille sérieusement à l’entraînement, je me suis fait aux charges, précise-t-il du haut de ses 16 à 17 heures de roulage hebdomadaires, soit 3 à 4 heures de plus qu’à Rodez. Et puis, il y a une telle émulation dans ce groupe. Je me régale. C’est loin de l’individualisme que l’on peut imaginer à ce niveau. Oui, je ne regrette pas du tout mon choix."

Et il y a peu de chances que cela change. Car après la Liège-Bastogne-Liège espoirs ou des courses en Italie, la pépite aveyronnaise s’apprête à enchaîner les échéances de haut-niveau. À commencer par les célèbres pavés du Paris-Roubaix espoirs, le 31 mai. Un avant-goût du professionnalisme auquel il aspire. Même si c’est encore à demi-mot. "En venant à Chambéry, c’est ce que je voulais ressentir. Et petit à petit, je m’en rapproche, souffle-t-il. Il va falloir confirmer. Mais il y a bien le temps."

À ce rythme de croissance, Étienne Fabre pourrait bien grandir plus vite qu’il ne le pense.

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