Trafic de stupéfiants : les membres d'un réseau aveyronnais condamnés

  • En mai 2014, les policiers aveyronnais avaient mis la main sur une quantité importante de produits stupéfiants ainsi que sur du numéraire.
    En mai 2014, les policiers aveyronnais avaient mis la main sur une quantité importante de produits stupéfiants ainsi que sur du numéraire. Archives PR
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Justice. Interpellés en mai 2014, sept des membres d'un trafic de drogue présumé entre Paris, Sète, Millau et Rodez ont été jugés jeudi à Rodez.

En mai 2014, après plusieurs mois d'enquête et d'écoutes téléphoniques, les policiers aveyronnais ont démantelé un trafic de stupéfiants (héroïne, cocaïne et cannabis) entre Paris, Sète, Millau et Rodez. Le coup de filet avait permis l’interpellation de onze personnes et la saisie de 110 grammes d’héroïne, 90 grammes de cocaïne et 115 grammes de résine de cannabis, ainsi que la somme de 6400 € en numéraire.

Jeudi, sept d’entre elles ont été présentées devant le tribunal correctionnel de Rodez. Des revendeurs, aux fournisseurs en passant par les consommateurs, le président Denis Goumont a tenté à l’audience de déterminer avec précision le rôle de chacun.

Et plus particulièrement celui d’un homme et d’une femme, âgés de 38 ans, un certain temps en couple, pointés du doigt pour être les principaux commanditaires de ce trafic. «À peine sorti de prison pour une autre affaire, il (le prévenu, NDLR) reprend son trafic et avec les mêmes personnes. Toutes les structures du trafic étaient restées en place», a relevé Antoine Wolff, substitut du procureur.

Relation toxique

Ce dernier a noté que le rôle de son ex-compagne était clair : «Tous disent qu’elle était toujours présente au moment des transactions. Elle a profité de ce trafic de stupéfiants autant qu’elle a consommé.»

«Les faits reprochés ne sont pas les bons, a estimé son avocate, Me Plenecassagne-Tournier. Elle détenait les substances, et les transportait par procuration, vu que son compagnon n’avait ni logement, ni voiture.» Une thèse dénoncée par le conseil de l’ex-conjoint, Me Chérifi. «La relation qu’ils entretenaient peut être qualifiée de toxique. Personne ne l’a forcée à faire ce trafic», a mis en exergue l’avocate.

Dans son réquisitoire, le substitut a requis pour tous les prévenus des peines de prison ferme, assorties de sursis et de mise à l’épreuve. Sauf pour un individu qui avait été interpellé pour avoir transporté la drogue entre Sète et l’Aveyron pour qui il avait demandé une peine avec sursis. Le tribunal a suivi, à peu de chose près, les réquisitions du magistrat du parquet. 

Prison ferme et amendes

Seule exception : l’homme de 38 ans qui a écopé de trois ans de prison ferme. Son ex-compagne, quant à elle, a été condamnée à deux ans de détention, dont huit mois de sursis et mise à l’épreuve durant deux ans, et 2000€ d’amende. Prévenu d’avoir «dealé» un peu plus de trois kilos de shit, un trentenaire a écopé de deux ans de prison dont 14 mois de sursis avec mise à l’épreuve et de 3000€ d’amende. Trois autres mis en cause ont été condamnés à un an de prison avec six mois de sursis et mise à l’épreuve. Le dernier a écopé d’une peine de six mois de prison avec sursis. 

PH.H.
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