Grèce: manifestations de joie des partisans du non dans le centre d'Athènes

  • Une grecque fête la victoire du "non" au square  Syntagma à Athènes, le 5 juillet
    Une grecque fête la victoire du "non" au square Syntagma à Athènes, le 5 juillet AFP - ANGELOS TZORTZINIS / AFP - ANGELOS TZORTZINIS
  • Une grecque brandit le "non" au référendum au square Klafthmonos à Athènes, le 5 juillet 2015
    Une grecque brandit le "non" au référendum au square Klafthmonos à Athènes, le 5 juillet 2015 AFP - IAKOVOS HATZISTAVROU / AFP - IAKOVOS HATZISTAVROU
Publié le / Mis à jour le S'abonner
-- partages

Des milliers de partisans du non ont commencé à se rassembler dimanche soir sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur joie après la large avance dont leur camp est crédité par les premiers chiffres officiels du scrutin.

Tenant des drapeaux grecs et des pancartes frappées du non, les manifestants étaient environ 5.000, selon la police, sur la place Syntagma au pied du Parlement en scandant des slogans contre l'austérité, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Non, pour une patrie libre", "Non, pour l'avenir pour nos enfants", "Les banques en prison", pouvait-on lire sur certaines banderoles des manifestants proches d'un parti de gauche extra-parlementaire, Epam (Front uni pan-populaire).

Deux autres rassemblements, dont l'un conduit par un millier de partisans de Syriza non loin de l'Université, se tenaient dans le même temps.

Certains manifestants chantent, dansent, agitent des drapeaux grecs, scandent "Oxi" (Non en grec). Les visages sont rayonnants. Des stands vendant drapeaux grecs et sifflets se sont montés un peu partout sur la place.

George Kotsakis, 55 ans, vêtu d'un jogging au motif des jeux Olympiques d'Athènes 2004, tient un drapeau à la main: "Je suis ravi, c'est merveilleux, la vie sera différente a partir de maintenant."

Jenny, 27 ans, employée, est venue "fêter" avec une amie. "Je suis heureuse. Le non c'est la meilleure option. Nous avons pris une décision en ne pensant pas à la peur mais en pensant au futur. J'espère que le non nous apportera un meilleur avenir".

A la foule se mêlent beaucoup de journalistes étrangers tandis que des touristes observaient aussi la scène. Connie Cowper, 64 ans originaire des Etats-Unis agite un petit drapeau grec: "je suis sortie de mon hôtel pour voir ça. Mais je me sens triste car le pays a tellement perdu (...) j'adore les Grecs, ils ont le coeur sur la main".

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Réagir