Recherche : Midi-Pyrénées «en tête des régions françaises»

  • Après la fusion, on retrouvera en tête la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon suivie de l'Ile-de-France.
    Après la fusion, on retrouvera en tête la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon suivie de l'Ile-de-France. AFP THOMAS SAMSON / AFP THOMAS SAMSON
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Étude. Selon l’Insee, la région se place devant l’Ile-de-France en matière de recherche et de développement. Une place qui sera conservée après la fusion avec Languedoc-Roussillon.

L’Insee vient de publier des statistiques sur «l’effort de recherche dans les régions», observant que Midi-Pyrénées et l’Ile-de-France sont «en tête des régions françaises».

Pour remplir l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3% du produit intérieur brut (PIB) dans la recherche et le développement (R&D) à l’horizon 2020, la France choisira-t-elle de renforcer encore les régions déjà performantes ou de développer la R&D là où il y en a peu ?

L’étude constate que, si la France affichait en 2012 une dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) à 46,5 milliards d’euros, soit 2,2% du PIB, deux régions françaises dépassent l’objectif européen: Midi-Pyrénées (4,8% du PIB de la région) et l’Ile-de-France (3%).

Notre région est même la sixième européenne pour l’effort de R&D, la première étant la petite province belge du Brabant wallon, extension périurbaine de Bruxelles. Quatre autres régions françaises se situent au-dessus de la moyenne nationale: la Franche-Comté (2,9%), Rhône-Alpes (2,7%), l’Auvergne (2,4%) et le Languedoc-Roussillon (2,3%). Mais les autres n’y parviennent pas.

Avec le nouveau découpage à 13 régions, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016, des régions très engagées dans la R & D fusionneront avec d’autres moins actives et «les différences entre les régions seront donc mécaniquement atténuées», observe l’Insee. Mais à 13 comme à 22, seulement deux régions rempliront l’objectif de l’Union européenne. En tête, on retrouvera la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon (3,7% du PIB régional en 2012), puis l’Ile-de-France, inchangée (3%). 

Doctorants ou entreprises

Si en France, la recherche est principalement issue des entreprises, en 2012 elle représente 1,4% du PIB contre 0,8% pour les administrations (universités et établissements d’enseignement supérieur, établissements publics à caractères scientifique et technologique et établissements publics à caractère industriel et commercial), d’une région à l’autre, l’effort de R & D varie plus fortement d’un côté ou de l’autre. Sur les 4,8% de dépenses dans le PIB de Midi-Pyrénées, 3,4% est du fait des entreprises, en Ile-de-France, c’est 2% sur 3%, en Franche-Comté, c’est 2,5%.

Les statisticiens de l’Insee notent que «la recherche privée est parfois concentrée dans un petit nombre de branches de recherche», citant trois régions où les trois premières branches représentent plus de 70% de cette dépense: la région de la recherche en construction aéronautique et spatiale, Midi-Pyrénées (70%); la région de la recherche en fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, l’Auvergne (84%); la région de la recherche en industrie automobile, la Franche-Comté (85%).

Il faut par ailleurs noter que dans notre région, 85% des emplois de conception-recherche étaient en 2011 concentrés dans la zone d’emploi toulousaine, alors que celle-ci ne rassemble que la moitié de l’emploi régional total. Les doctorants sont présents dans tous les pôles universitaires, «mais surtout les plus grands». Sur les 15 000 doctorants diplômés chaque année, ils sont 40% à étudier en Ile-de-France (alors que la région n’accueille que 25% des étudiants), 11% en Rhône-Alpes à Lyon et Grenoble, 7% en Provence-Alpes-Côte d'Azur à Aix, Marseille ou Nice, et seulement 6% en Midi-Pyrénées, la plupart à Toulouse.

Centre Presse Aveyron
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