L'Eurogroupe discute de l'aide à la Grèce, sujet "difficile" prévient la Finlande

  • Le ministre des Finances Luis De Guindos (à d.) et son homologue italien Pier Carlo Padoan le 12 juillet à Bruxelles, avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro
    Le ministre des Finances Luis De Guindos (à d.) et son homologue italien Pier Carlo Padoan le 12 juillet à Bruxelles, avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro AFP - THIERRY CHARLIER
  • Le commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici, le ministre finlandais Alexander Stubb, le commissaire européen Valdis Dombrovskis face au président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le 11 juillet 2015 à Bruxelles
    Le commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici, le ministre finlandais Alexander Stubb, le commissaire européen Valdis Dombrovskis face au président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le 11 juillet 2015 à Bruxelles AFP/Archives - THIERRY CHARLIER
Publié le , mis à jour

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvaient lundi après-midi pour discuter notamment de l'aide financière nécessaire à la Grèce pour tenir à court terme, mais ce sera "difficile", a prévenu la Finlande.

"Il faut que nous trouvions des solutions de court terme par rapport aux échéances financières qui sont celles de la Grèce, et nous allons commencer à en parler aujourd'hui", a déclaré à son arrivée à la réunion le Commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici.

Au terme d'une négociation-marathon ce week-end à Bruxelles, les créanciers d'Athènes sont tombés d'accord pour discuter d'un plan d'aide financière à la Grèce, pays au bord de l'effondrement.

Mais ce plan ne pourra pas être immédiatement mis en place et l'Eurogroupe doit trouver des solutions transitoires pour permettre à la Grèce de tenir jusqu'à ce qu'il le soit.

"Il faudra quelques jours pour trouver les bonnes manières de faire", a averti le ministre français des Finances Michel Sapin.

"Nous devons trouver les bonnes solutions pour faire en sorte qu'il y ait un accompagnement", a-t-il ajouté.

Le ministre finlandais des Finances Michael Stubb, un des faucons européens hostiles à Athènes, a quant à lui prévenu que ces négociations seraient "difficiles".

"Je ne pense pas que beaucoup de pays aient un mandat pour donner de l'argent sans conditions", a-t-il dit.

D'après les évaluations des créanciers, la Grèce, dont les banques sont fermées depuis la fin juin et qui doit honorer plusieurs échéances, a besoin de sept milliards d'euros d'ici au 20 juillet et de cinq milliards d'euros de plus d'ici à la mi-août.

Les ministres des Finances vont aussi commencer à aborder les modalités d'application d'un des points essentiels du programme d'aide à la Grèce, "les options pour mettre en place le fonds des privatisations" dont les créanciers exigent la constitution, a ajouté M. Moscovici.

L'Eurogroupe devra aussi choisir son président entre l'Espagnol Luis de Guindos et son actuel patron, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?