J.-M. Ooghe : «Avec le soleil, l’étape Rodez-Mende sera magnifique !»

  • Le passage vers le viaduc de Millau, comme en 2010, sera une des images du Tour pour J.-M. Ooghe.
    Le passage vers le viaduc de Millau, comme en 2010, sera une des images du Tour pour J.-M. Ooghe. Archives F.C.
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Télévision. À quelques jours du départ de «son» 18e Tour de France, le réalisateur de France Télévisions, Jean-Maurice Ooghe, nous a confié ses sensations. 

Quand il a débarqué à Rodez pour le repérage du final de l’étape, en avril dernier, Jean-Maurice Ooghe était enthousiaste à l’idée de filmer la cathédrale et le musée Soulages. À quelques jours du départ de «son» 18e Tour de France, il nous a confié ses sensations. Rencontre avec ce Nordiste qui, à 62 ans, était ravi comme au premier jour à l’idée d’entamer un nouveau Tour de France.

Comment appréhendez-vous ce dix-huitième tour ?

Déjà, je ne les compte pas (rire) ! Sinon, je l’appréhende de la manière la plus professionnelle possible. J’ai effectué une préparation aux petits oignons afin d’être prêt pour filmer la beauté des paysages et répondre à toutes les attentes sportives. D’autant que cette année, je pense que l’on aura une belle bataille pour la victoire, avec aussi beaucoup d’outsiders dont de nombreux Français.

À quelques jours du départ, il y a des sites où il vous tarde d’être ?

Ah, il y en a quelques-uns ! J’ai déjà hâte de filmer les digues du Pays-Bas, au départ, avec les moulins. J’ai hâte d’être sur les pavés du Nord, près des falaises de la Côte d’Opale. Les gorges du Tarn seront aussi un grand moment, tout comme les Alpes-de-Haute-Provence, du côté du Verdon, où l’on ne va pas souvent. Et je ne vous parle pas des Pyrénées et des Alpes qui constituent chaque année un grand rendez-vous.

Vous croisez aussi la route de quelques monuments ?

Bien évidemment, dont la cathédrale de Rodez, que l’on aperçoit de très loin et qui est très impressionnante. Dans le nord, nous allons passer près de nombreux monuments commémorant la Première Guerre mondiale et de nombreux cimetières. Près de chez vous, il y aura la cathédrale d’Albi, Saint-Bertrand-de-Comminges... Je ne vais pas tous les citer, mais je m’en lèche déjà les babines.

Rodez n’est pas une arrivée d’étape très habituelle... (Il coupe) Et c’est très bien ! J’étais déjà venu à l’occasion d’un Paris-Nice je crois, et à titre plus personnel, mais avec cette cathédrale et ce musée Soulages, cela va être sympa. J’ai commandé un film dans chacun des deux monuments et nos équipes seront à Rodez une heure avant l’arrivée de la course. C’est une étape de transition, mais avec ce final sinueux, cela peut être un bon moment.

Le lendemain vous passerez aussi du côté du Viaduc de Millau...

Si le soleil est au rendez-vous, l’étape Rodez-Mende sera magnifique. J’ai effectué un tournage dans une église remarquable de la ville de Millau, et avec les gorges du Tarn, Montpellier-le-Vieux, puis, à Mende, il y aura cette arrivée au sommet de la côte qui porte le nom de Jalabert... Je touche du bois pour qu’il y ait du soleil. Ce serait bien aussi si un Français pouvait se faire remarquer! Ce ne sera pas décisif pour le tour, car on ne peut pas y faire beaucoup d’écart, mais cela peut être une belle bataille.

Ces dernières années, les retransmissions du Tour ont pris de nouvelles dimensions. Est-il possible d’aller plus loin techniquement ?

On peut toujours aller plus loin. Ainsi chacun de nos hélicoptères est équipé de deux caméras, une pour le paysage, l’autre pour la course. Elles sont à la pointe en matière de technologie. Mais le progrès le plus marquant à venir sera l’installation de caméras embarquées sur les vélos. Nous ferons l’essai durant la 2e étape, avant le départ officiel. Il y aura aussi les micros à l’intérieur du peloton que nous allons expérimenter.

Dans quelques années, les coureurs pourraient être équipés de puces GPS qui permettraient de les situer instantanément au sein du peloton. Cela ouvre la voie à beaucoup d’évolutions sur l’écran numérique. Tout cela est en phase de test. Il y a quelques années, l’avancée technologique dont on a peu parlé, c’est la stabilisation des objectifs des caméras embarquées sur les motos. Elles coûtent très chers mais nous permettent de proposer des images exceptionnelles. On peut dire que France Télévisions a toujours fait ce qu’il fallait pour que le Tour reste un événement exceptionnel.

Le Tour, c’est une année de travail pour vous ?

Non, une demi-année je dirai. En fait, j’effectue mes repérages dès le début du mois de janvier. Avec la réalisation des books, pour chaque équipe ainsi que pour les commentateurs.

Philippe Routhe
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