La parenthèse enchantée du «clan» d’Alexandre Geniez

  • À Muret vendredi matin, Alexandre Geniez retrouvait déjà des proches pour deux jours.
    À Muret vendredi matin, Alexandre Geniez retrouvait déjà des proches pour deux jours. José A. Torres
Publié le , mis à jour

Dans les pas d’Alexandre Geniez, sa famille et ses proches ont vécu l’engouement et l’étape de vendredi à leur manière. Et avec «fierté».

Dimanche matin, sur l’avenue Victor-Hugo, le soleil tape fort. Et l’ambiance monte crescendo près du bus de la FDJ. La foule ne s’y est pas trompée: la «nouvelle star» aveyronnaise est là, derrière les vitres fumées du car. Tout le monde n’a d’yeux que pour lui.

Mais parmi les badauds, certains profitent différemment de l’enthousiasme autour d’Alexandre Geniez. Simplement avec la fierté de voir la ferveur qui entoure un de leurs proches. Eux, c’est le «clan d’Alexandre Geniez», se marre Sylvain, frère du grimpeur et véritable sosie, «mais pas les mêmes cannes», précise-t-il. L’instant est détendu.

Beaucoup plus que la veille, lors d’une 13e étape qui a fait vibrer «la famille, les parents, les cousins» du coureur. Installés à l’arrivée à Bourran, dans la fournaise, ils «ont souffert, sourit Lucie, la compagne du cycliste. Mais pas autant que lui !»

Lucie, compagne du coureur : «C’est démesuré, incroyable»

La confidence est interrompue par un grand bruit. Des «Alex, Alex» montent de derrière les barrières entourant le bus. Le Flavinois vient d’apparaître et prend conscience de la cote d’amour qui est la sienne depuis la veille. «C’est démesuré, incroyable», apprécie Lucie, qui a eu droit à une visite à l’hôtel la veille. L’échappée, le jour J, de l’Aveyronnais a sûrement permis d’accroître cette popularité, tant elle a tenu en haleine son département.

«Quand il est parti à l’avant, on s’est dit “il l’a fait, il a tenu parole”», raconte le frangin. Et comme dans tout l’Aveyron, un temps, l’espoir incroyable d’une arrivée glorieuse a traversé le clan du grimpeur. «Lorsque l’écart était de 4 minutes, on se disait qu’il pouvait le faire, ajoute Sylvain. Mais, on a vite vu qu’il était explosé.» «Il était tout rouge, on a compris», complète dans un sourire la petite amie d’«Alex».

La 85e place finale, elle, n’a en rien entamé le moral des premiers fans du coureur de la FDJ. Bien au contraire. «Les gens étaient heureux, glissent en chœur les deux proches. Il y a de la fierté, du mérite.» Dimanche soir, à Mende, le «clan» s’est à nouveau réuni autour d’Alexandre Geniez. Et nul doute que, dans la tranquillité lozérienne, ils auront pris le temps de réaliser ensemble la beauté de cette parenthèse enchantée.

Maxime Raynaud
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