Les agriculteurs aveyronnais vont passer «à l’action»

  • À l’image des agriculteurs à Caen (Calvados) qui bloquent la ville et le mont Saint-Michel, les Aveyronnais sont remontés contre la grande distribution et les industriels.
    À l’image des agriculteurs à Caen (Calvados) qui bloquent la ville et le mont Saint-Michel, les Aveyronnais sont remontés contre la grande distribution et les industriels. AFP
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Agriculture. Les agriculteurs réclament la revalorisation des prix de leur production. Pour cela, ils souhaitent l’application de l’accord passé avec les grandes surfaces et les industriels, le 17 juin.

«Nous n’avons pas fixé de dates, ni les modalités définitives, mais ce qui est sûr c’est qu’il y aura des actions régulières, toutes les semaines ou presque, jusqu’à la fin du mois d’août», annonce Dominique Fayel, président de la FDSEA Aveyron. À l’image des agriculteurs à Caen (Calvados), qui bloquent la ville et le mont Saint-Michel, les Aveyronnais sont également remontés contre la grande distribution et les industriels.

La raison de cette colère vient de l’accord conclu le 17 juin dernier, par les acteurs autour des filières agricoles (viande bovine, porcine et le lait) et qui se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette mesure en faveur des producteurs.

«L’augmentation pour la viande bovine est de 5 centimes par semaine», rappelle Sébastien Granier, président des jeunes agriculteurs aveyronnais (JA). Or, selon lui, l’accord ne semble pas être respecté par toutes les Grandes et moyennes surfaces (GMS) et les industriels (pour le lait, notamment).

Maintenir les GMS en «état de stress permanent»

Les agriculteurs mèneront donc des opérations de contrôles des prix, «d’ici la fin de la semaine ou en début de la suivante», indique Sébastien Granier, qui doit encore se coordonner avec toutes les filières, pour «garder les GMS et les industriels en état de stress permanent», comme le souligne Dominique Fayel.

«On réagira au fur et à mesure des comportements des uns et des autres. Nous allons procéder méthodiquement. Nous voulons un programme dans la durée pour arriver à nos fins, car on s’est aperçu qu’une demi-journée, c’est insuffisant», ajoute le président de la FDSEA12. Si les agriculteurs comptent maintenir la pression, ils ne s’en prendraient ni aux usagers des routes, ni aux consommateurs, qu’ils souhaitent garder de leur côté.

«Les GMS trichent encore»

«Dans cette affaire, il y a deux cocus, si je peux parler ainsi, les consommateurs et les agriculteurs. On appelle les consommateurs à manger de la viande française et à demander l’origine des produits», insiste Dominique Fayel. Pour permettre à ces consommateurs de mieux choisir leur viande, les agriculteurs contrôleront en plus des prix pratiqués par les GMS, la présence du logo «Viande de France», apposé sur un drapeau tricolore. «Il doit être systématiquement mis sur les barquettes ou quelque part en grand pour qu’on puisse le voir, facilement. Mais là encore, les industriels et les GMS trichent encore», souligne Sébastien Granier.

Centre Presse Aveyron
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