Plongée dans les mystérieux sous-sols de la médiathèque de Rodez

  • Samedi, cinq groupes de dix personnes ont pu découvrir les coins et recoins des 2400 m2 de la médiathèque ruthénoise.
    Samedi, cinq groupes de dix personnes ont pu découvrir les coins et recoins des 2400 m2 de la médiathèque ruthénoise. Lola Cros
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Découverte. À l’occasion des Journées du patrimoine ce week-end, la médiathèque ruthénoise ouvrait, pour la première fois, ses coulisses au public. Une « mine d’or » chargée d’histoire. Reportage.

Cette porte grise, dissimulée derrière le comptoir des prêts de la médiathèque ruthénoise, intrigue. Une visiteuse ne le cache d’ailleurs pas : « Elle (l)’a toujours fait fantasmer ». Pour les habitués des lieux, il n’est pas rare de voir les bibliothécaires s’y engouffrer pour « aller chercher un livre en magasin ». Dans leur jargon, comprenez en réserve.

C’est précisément par cette porte que commence la visite. Une visite exceptionnelle car jamais, depuis son installation place Camille-Douls en 1991, la médiathèque n’avait ouvert ses coulisses. Et compte tenu des mesures de sécurité et de préservation, seule une cinquantaine de personnes, ayant réservé leur place par avance, y a eu accès samedi.

220 000 trésors enfouis

Quelques dizaines de marches plus bas, voilà le petit groupe au « moins 3 ». Là, ce qui saute au nez, c’est l’odeur des vieux livres. Dressés face aux visiteurs dans d’immenses rayonnages roulants, ils sont la mémoire du fonds patrimonial de la bibliothèque, composé suite à la Révolution française de dons de l’État, de confiscations révolutionnaires et de legs particuliers.

En tout, 220 000 ouvrages remplissent les rayons, sans compter les archives des périodiques, les quelque 17 000 CD et les 10 000 DVD. Mais pour des questions de place évidentes, seules 53 000 références sont disponibles en accès direct. « Quand un livre est ancien et peu demandé, nous le descendons, explique Marie Lasserre, responsable de la médiathèque et guide d’un jour. Aussi, nous désherbons régulièrement les bouquins en très mauvais état. » Viennent alors sur le tapis des questions plutôt pointues.

La numérisation, entre autres : « Toutes les références ne le sont pas encore, répond la bibliothécaire. Parmi les fonds anciens, priorité aux ouvrages rares que nous faisons référencer à la Bibliothèque nationale de France ». Dans un coin, les fiches de référencement cartonnées, rangées dans les petits tiroirs, lettre par lettre, rappellent des souvenirs aux anciens.

La visite se poursuit ensuite directement au « moins 1 » (le -2 étant réservé au parking des Jacobins). Caché derrière une énième porte fermée à double tour, le « saint des saints » : la réserve des ouvrages « rares et précieux », dont certains sont antérieurs à l’imprimerie.

« Aujourd’hui à Rodez, nous n’avons plus de bibliothécaire patrimonial ni de conservatrice, précise Marie Lasserre. Le fonds ancien n’est pas en danger physique, mais le faire continuer à vivre correctement est un véritable enjeu. » Pour l’occasion, la professionnelle avait préparé une petite sélection d’ouvrages exceptionnels dont la médiathèque est propriétaire.
Ainsi s’est achevée la visite, en feuilletant, avec grand soin, les trésors du lieu. « Le patrimoine écrit est loin d’être mort. Le patrimoine de demain se conserve aujourd’hui, c’est notre mission au quotidien », a conclu la responsable. Un écho au thème de ces 32e Journées du patrimoine, à savoir « Patrimoine du XXIe siècle, une histoire d’avenir. »
 

Lola Cros
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