Economie

Onet : les salariés de l’usine Bosch se rebiffent contre l’« emploi abusif d’intérimaires »

  • Plusieurs centaines d'employés se sont mobilisés jeudi.
    Plusieurs centaines d'employés se sont mobilisés jeudi. - José A. Torres
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Jeudi à la mi-journée, à la demande de l’intersyndicale, plusieurs centaines d’employés de Bosch se sont réunies
à l’entrée de l’usine castonétoise pour protester contre le recours à l’emploi précaire par la direction, jugé excessif.

« L’usine rapporte de l’argent et les commandes se portent bien : la direction n’a aucun argument pour ne pas embaucher, dénoncent Julien Rul (Sud) et Nathalie Fabry (CGT). Depuis six mois, aucun emploi n’a été créé. La direction fait appel à des intérimaires, malléables à souhait pendant 18 mois, puis les jette pour en embaucher d’autres. »

Des propos contestés Olivier Pasquesoone, le directeur du site Bosch Rodez. « Depuis janvier, 27 emplois ont été créés. Aussi, nous avons accueilli 11 effectifs mutés d’autres sites en difficulté et trois apprentis », a réagi ce dernier.

Et d’ajouter : « Nous sommes en phase de plans pour 2016, il me faut attendre de connaître les volumes de production
pour avoir une visibilité sur les éventuelles embauches à venir. »

Aussi les syndicats entendaient alerter sur la moyenne d’âge « trop élevée » du personnel. Ils espèrent obtenir de la direction un nouveau plan de préretraite, permettant aux salariés de quitter l’entreprise à 57 ans afin de faire entrer du sang neuf dans l’usine. Trois cents personnes travaillaient en intérim à la Bosch en juillet, qui compte au total 1 700 CDI. Depuis la rentrée, leur nombre est retombé à 180.

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