Brameloup : «L’âme de la station a disparu»

  • Brameloup : «L’âme de la station a disparu»
    Brameloup : «L’âme de la station a disparu» OC
  • Une vingtaine de soldats du feu n’ont pu que constater les importants dégâts.
    Une vingtaine de soldats du feu n’ont pu que constater les importants dégâts. OC
  • Brameloup : «L’âme de la station a disparu»
    Brameloup : «L’âme de la station a disparu» OC
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Faits-divers. L’incendie qui s’est déclaré vendredi dans la petite station de ski de Brameloup a ravagé entièrement l’établissement des Myrtilles et la boutique de location de skis. Une catastrophe à quelques semaines des débuts de la saison d’hiver. 

Le bâtiment d’environ 1000 m² abritant l’hôtel-restaurant «Les Myrtilles» et la boutique de location de skis de la famille Querherno n’a plus de toiture. Il a perdu la tête et «c’est l’âme de la station de Brameloup qui a disparu», lâche Marc Bories, maire de Saint-Geniez, qui gère la station avec les communes de Prades- d’Aubrac et Saint-Chély au sein du syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu).

Prévenus par une résidente de la station, les pompiers de Saint-Chély sont arrivés sur les lieux vers 4 heures du matin vendredi, rapidement suivis par le renfort de leurs homologues d’Espalion et Saint-Geniez, soit une vingtaine de soldats du feu. «Tout avait déjà brûlé», confie l’un d’entre eux. «C’est une catastrophe humaine pour la famille Querherno (propriétaire des murs, à l’origine de l’ouverture de l’établissement des Myrtilles en 1983, NDLR) qui s’est toujours investie», rappelle l’édile de Saint-Geniez.

«Comme va-t-on faire cet hiver ?»

Pour Christiane Marfin, maire de Saint-Chély, «c’est terrible pour l’image de Brameloup». En effet, le sinistre a provoqué une cicatrice sentimentale pour les amoureux de l’Aubrac mais aussi une verrue au cœur de la station qui prendra du temps à s’effacer. D’autant que la gendarmerie n’écarte pas la piste criminelle (lire ci-dessous). Et du temps, les élus n’en ont que très peu. «Comme va-t-on faire cet hiver?», interroge en ce sens Roger Auguy, président du Sivu et maire de Prades-d’Aubrac, commune sur laquelle se trouve le sinistre.

«Où vont manger les gens ?», questionne à son tour Christiane Marfin. Car la station a perdu un de ses derniers espaces de restauration après la fermeture de l’Adalpa (association départementale des activités de loisirs et de plein air) voici deux ans et celle du Refuge. Demeure le restaurant Les chemins gourmands alors que le Sivu envisagerait de se rapprocher du conseil départemental pour utiliser le bâtiment de l’Adalpa. Un projet de reprise serait aussi dans les tuyaux. À voir. 

Mais il est une certitude, la station de Brameloup qui fête cette année - de bien triste manière hier - ses 50 ans (création le 3 juillet 1965 par le syndicat à vocation multiple de Saint-Geniez, NDLR), sera bien ouverte cet hiver. «La station va continuer. L’an dernier fut même exceptionnel, tout était complet en février», disent en chœur les élus. Reste à savoir si la neige sera au rendez-vous. Mais ça, c’est encore un autre problème. 

Olivier Courtil
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