Fièvre catarrhale ovine : la pression monte alors que «rien ne bouge»

  • Lundi soir, devant la préfecture à Rodez, ils étaient près de 250 réunis à l’appel de la FDSEA.
    Lundi soir, devant la préfecture à Rodez, ils étaient près de 250 réunis à l’appel de la FDSEA. José A. Torres
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Agriculture. Devant la préfecture, à Rodez, ils étaient près de 250 éleveurs, réunis à l’appel de la FDSEA. Il y a «urgence à agir» car les marchés à l’export sont toujours bloqués.

C’est presque devenu une habitude pour les éleveurs aveyronnais. Lundi soir, devant la préfecture à Rodez, ils étaient près de 250 réunis à l’appel de la FDSEA. Après un «été particulièrement chaud», comme le souligne le président du syndicat agricole, Dominique Fayel, c’est désormais la Fièvre catarrhale ovine (FCO) qui suscite leur inquiétude.

Urgence

Depuis le 11 septembre dernier, date de déclaration de la FCO, «rien ne bouge», tempête-t-il. Par conséquent, les échanges entre les pays limitrophes, mais également ceux du Maghreb et la Turquie, sont bloqués. Mais il y a urgence : «Le temps se rafraîchit et les bêtes vont bientôt descendre de l’estive, nous allons nous retrouver avec nos animaux sur les bras, sans pouvoir les vendre», résume un éleveur venu manifester sa colère.

Et puis, «il y a le coût engendré par la vaccination qui ne sera que partiellement pris en charge», rajoute Valérie Imbert, exploitante sur l’Aubrac et présidente de la section bovins viande à la FDSEA. Des vaccins qui, selon les éleveurs, seraient en nombre insuffisant. Il manquerait près de 10 000 doses pour vacciner l’ensemble des animaux en Aveyron.

A Cournon pour «interpeller le ministre de l’Agriculture»

Dans la soirée d’hier, une délégation du syndicat a rencontré Sébastien Cauwel, secrétaire général de la préfecture. «Nous n’espérons pas de réponse à l’issue de cet entretien, mais nous voulons rappeler que nous sommes là et qu’il y a urgence à agir», glisse Dominique Fayel.

En revanche, la tenue prochaine du Sommet de l’élevage à Cournon (du 7 au 9 octobre) devrait permettre «d’interpeller le ministre de l’Agriculture sur ce sujet», rappelle-t-il. «Nous ne pourrons pas passer une nouvelle année blanche, l’administration traîne des pieds pour mettre en place les mesures d’urgence décidées cet été, confie un éleveur. Nous sommes à bout. La pression devient impossible.»

Philippe Henry
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