FCO : pourquoi les négociants vont manifester à Clermont-Ferrand ?

  • Les négociants en bestiaux sont très remontés. Et ils veulent le faire savoir.
    Les négociants en bestiaux sont très remontés. Et ils veulent le faire savoir. CC
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Agriculture.  Si une partie des restrictions a été levée, les négociants estiment qu’elles restent «invraisemblables» et manifesteront vendredi à Clermont-Ferrand.

Jean-Paul Boyer, président du syndicat départemental des négociants en bestiaux avait prévenu. Et face aux «décisions invraisemblables prises contre toute logique sanitaire», vendredi, à Clermont-Ferrand devant la préfecture, les négociants du Grand sud et du Massif Central passeront à l’action. Car malgré la levée d’une partie du confinement inhérent à la fièvre catarrhale ovine, des motifs de mécontentement persistent. Autant du côté des éleveurs que des négociants. 

 

S’il n’existe désormais plus qu’une zone de surveillance, le mouvement des animaux à l’extérieur de cette zone reste toujours impossible. Cette zone englobe dans un grand cercle l’Allier et le centre, premier foyer de la fièvre catarrhale, et s’étire des portes de la région parisienne au sud de la France.  Sauf que, pour la plupart, leur mouvement est limité à l’intérieur de cette zone. Malgré tout, cet assouplissement du confinement a entraîné de nombreuses conséquences positives pour les éleveurs, les zones de protection paralysant le principal bassin bovin allaitant. 

«Pertes sèches» 

Désormais, les cheptels vont pouvoir circuler dans la majeure partie du pays (cela autorise dès lors les retours d’estive). De même, l’Italie, bloquant les exportations de bovins issus des zones de protection lève ses mesures pour les broutards. Mais cela ne suffit pas pour les négociants.Pourtant, «cette décision de confinement est incompréhensible, irresponsable», tempête Jean-Paul Boyer.

«Ces mesures continuent de paralyser totalement notre commerce extérieur, explique Jean-Paul Boyer. D’autant que nous sommes en pleine saison de la vente des animaux. Les éleveurs devront faire face à des pertes sèches, et nous négociants nous ne pouvons plus faire notre métier dans de bonnes conditions.»

PH.R.
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