Attentats de Paris

Le préfet appelle chacun à la «vigilance et au civisme»

  • Pour Louis Laugier «les forces de l’ordre sauront faire preuve de discernement».
    Pour Louis Laugier «les forces de l’ordre sauront faire preuve de discernement». Philippe Henry / Philippe Henry
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Sécurité. Vendredi, Louis Laugier, représentant de l’État en Aveyron, a rencontré près de 200 élus à la MJC de Rodez suite aux attentats qui ont frappé Paris la semaine dernière.

Un appel «à la vigilance» et au «civisme des Aveyronnais» face à «ceux qui attaquent notre pays». Les mots prononcés par Louis Laugier, le préfet de l’Aveyron sont choisis, soupesés. Vendredi à la MJC de Rodez, face à 200 élus du département, aux parlementaires, ainsi qu’à deux anciens ministres (Anne-Marie Escoffier et Jean Puech), le représentant de l’État a délivré un message volontairement mobilisateur «pour mettre un terme à tout cela».

Suite aux attentats qui ont frappé Paris, la semaine dernière, les mesures d’urgence prises par le gouvernement sont peu à peu déclinées dans les départements. Des décisions qui tiennent compte «de la réalité locale», souligne toutefois Louis Laugier. «Nous ne faisons pas partie des départements les plus exposés mais personnes n’est à l’abri», prévient-il. Ainsi, au lieu d’annoncer des mesures de sécurité supplémentaires, le préfet de l’Aveyron a demandé, à travers les élus du département, «à tous d’être vigilants sur ce qui peut se passer au quotidien». 

Le principal moyen de lutte «reste le renseignement»

«Un fait qui pouvait être anodin auparavant doit désormais être signalé aux forces de police ou de gendarmerie», explique le préfet. «En les signalant, on ne tombe pas dans la délation, il s’agit de civisme», rétorque Louis Laugier qui assure «que les citoyens et les forces de l’ordre sauront faire preuve de discernement». Car le principal moyen de lutte «reste le renseignement».

Les autorités aveyronnaises auront-elles les moyens de vérifier toutes les informations données ? «Assurément», rétorque Louis Laugier. Concrètement, pour les policiers et gendarmes, on parle, de «décalage d’horaires» (de service) et de «report de repos» pour répondre à la menace. L’objectif est de bénéficier des effectifs nécessaires au bon endroit et au bon moment. Face aux élus, le procureur de la République, également présent hier, a souligné l’importance d’une coopération «entière» lors des opérations de contrôles. Plusieurs recommandations donc, mais qui n’ont qu’un seul objectif : «Il faut continuer à vivre.»

Philippe Henry
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