Il filme des ados sous les douches de la piscine : prison avec sursis

  • Les faits se sont déroulés à l'été 2014.
    Les faits se sont déroulés à l'été 2014. Archives CP / Archives CP
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Justice. Un quadragénaire surpris en train de filmer deux adolescentes sous les douches de la piscine Aquavallon à Rodez a été condamné mercredi à deux mois de prison avec sursis et 500€ d’amende. 

Le prévenu de 42 ans s’approche, honteux, à la barre du tribunal correctionnel de Rodez. Derrière lui, se trouvent les parents de ses deux victimes, des adolescentes aujourd’hui âgées de 12 et 13 ans. Ce quadragénaire au casier judiciaire vierge, domicilié sur le Lévezou, doit s’expliquer sur l’attitude qu’il a eue un jour d’août 2014.

Dans les vestiaires de centre aquatique Aquavallon de Rodez, alors qu’il se trouve dans une cabine de douche, il fait glisser son téléphone portable sur le sol pour filmer les deux adolescentes qui se trouvent dans la cabine voisine. Entendant leur cri, il efface immédiatement les images saisies et quitte la piscine.

«Ce n’est pas normal de faire des choses comme ça»

Le lendemain, il se rend de lui-même au commissariat après avoir appris que les parents avaient déposé plainte. «J’ai compris que je suis malade. Ce n’est pas normal de faire des choses comme ça», déclare le prévenu au tribunal présidé par Séverine Contival. Et cette dernière de faire remarquer à cet homme, qui garde son téléphone en permanence sur lui pour des raisons professionnelles, qu’il «est un peu difficile de comprendre (son) comportement».

Pour elles, «la piscine, c’est fini»

Lui, toujours gêné, répond qu’il a rencontré des difficultés d’ordre personnel, qu’il a fait une «dépression», qu’il a vu un psychologue depuis les faits, et précise qu’il «ne savait pas que des mineures se trouvaient dans la cabine d’à côté». Les parents des adolescentes prennent à leur tour la parole et expliquent à quel point les filles ont mal vécu leur mésaventure.  Du coup, pour elles, «la piscine, c’est fini», lâchent-ils. Revenant sur ce délit, qui «peut être traumatisant pour les victimes», Yves Delperié, le procureur de la République, requiert deux mois de prison avec sursis et 300 d’amende.

«Repentir actif»

«Il vient payer pour ce qu’il a fait, il ne faut pas rajouter du malheur au malheur», plaide MHubert Aoust, défenseur du quadragénaire. Évoquant son «repentir actif» et «des circonstances particulières», il précise qu’«il ne faut pas s’inquiéter: ce n’est pas un délinquant d’habitude. Il a une vie familiale normale». Le «vidéaste» d’Aquavallon est finalement condamné à deux mois de prison avec sursis et à 500€ d’amende. Il doit également dédommager chacune des victimes à hauteur de 500€

Centre Presse Aveyron
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