Solidarité

Decazeville lance le «permis citoyen»

  • Ambiance studieuse pour ce dernier conseil municipal de l’année.
    Ambiance studieuse pour ce dernier conseil municipal de l’année. CP - CP
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C’est par une petite discussion liée à l’augmentation des tarifs de location des salles municipales pour 2016 (a priori 5% en moyenne), soit un sujet que l’opposition aurait aimé voir débattu en séance publique et non pas décidé en délégation par le maire, qu’a débuté, hier soir, le dernier conseil municipal de l’année. En suivant, les élus decazevillois ont adopté sans coup férir le montant d’une subvention de 1290 destinée au transport des écoliers dans le cadre de rencontres culturelles et sportives, concernant 430 élèves de la petite section de maternelles au CM2.

Pour sa part, la garantie d’emprunt accordée dans la foulée à l’office public de l’Habitat pour des travaux entrepris dans les logements de la rue Jean-Moulin, a donné lieu à un échange sur la perspective de voir, dans un avenir proche et selon la loi, ce type de garanties basculer au niveau intercommunal. Le maire François Marty n’a pas caché qu’il était le premier à souhaiter que ce basculement se concrétise rapidement.

«Permis citoyen»

La mise en place en 2016 d’un dispositif de «permis citoyen», dont bénéficieraient cinq jeunes Decazevillois en situation difficile, a également prêté à débat. En clair, cinq jeunes sélectionnés par la mairie sur des critères préétablis auraient droit à une aide de 1700€ (soit 50% du coût moyen de l’examen) pour passer leur permis de conduire. Jean-Pierre Vaur a d’abord regretté que l’on demande «en contrepartie» à ces jeunes de travailler 35 heures en faveur de la collectivité, dont 5h eures en milieu scolaire, demandant sans les obtenir des précisions sur la «nature des travaux d’intérêt général» qui leur seraient exigés. L’élu a ensuite émis le souhait qu’au lieu de voir la commune impliquée «et» dans le choix des jeunes bénéficiaires «et» dans le financement du dispositif, que la sélection soit confiée à une association spécialisée dans l’insertion.

Cette contrepartie est également jugée «non souhaitable» par Jean-Louis Calmettes, qui aimerait voir la communauté de communes piloter ce dispositif à l’échelle de tout le territoire. François Marty a simplement rappelé que «la jeunesse est au cœur de l’engagement de la municipalité» et que «le dispositif sera peut-être appelé à évoluer». Même si elle a jugé le fond de la démarche positif, puisque cela devrait permettre à des jeunes en difficultés d’être aidés dans leur insertion professionnelle grâce à la mobilité, l’opposition s’est abstenue.

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