Après Saint-Affrique, l’islamiste Benhamed indésirable à Evron

  • Ici le 18 décembre dernier, au moment de quitter Saint-Affrique.
    Ici le 18 décembre dernier, au moment de quitter Saint-Affrique. AFP / AFP
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Depuis que nous avions révélé sa présence à Saint-Affrique où il était assigné à résidence, Merouane Benahmed était devenu persona non grata en Sud-Aveyron. Le maire, Alain Fauconnier, avait d’ailleurs demandé à ce qu’il quitte la ville. Il a été entendu puisque le 18 décembre, l’islamiste a été conduit par les gendarmes en Mayenne.

Mais dernièrement, c’était au tour du président du conseil départemental de la Mayenne, Olivier Richefou (UDI), de réclamer le départ de l’islamiste algérien assigné à résidence à Evron depuis le 18 décembre, dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Déplacé de département en département depuis 2011, Merouane Benahmed, ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) et condamné à mort par contumace en Algérie, avait été transféré de Saint-Affrique (Aveyron) - où il était assigné à résidence depuis le 10 octobre - à Evron, une commune située entre Laval et Le Mans.

"Comment le département de la Mayenne, confronté comme d’autres à des phénomènes de radicalisation clairement identifiés, peut-il héberger un ancien membre d’un groupe islamiste radical en étant complètement certain qu’il ne profitera pas de lacunes potentielles dans le dispositif de lutte contre le terrorisme", interroge notamment M. Richefou dans sa lettre, dont l’AFP a eu une copie. Estimant que cette assignation à résidence constitue "une menace pour l’ordre public", il demande au ministre de l’Intérieur d’organiser "dans les plus brefs délais le départ" de M. Benahmed.

Cet Algérien de 42 ans, qui a fui son pays en 1999, a été condamné à dix ans de prison en France dans le cadre de l’affaire dite des filières tchétchènes, soupçonnées de projeter des attentats à Paris. Libéré en 2011, il vit depuis sous le régime de l’assignation à résidence, la Cour européenne des droits de l’Homme ayant refusé son extradition en raison de sa condamnation à mort en Algérie. Ses demandes d’asile formulées auprès d’autres pays n’ont pas eu de suites, selon son avocate. Cet homme marié et père de quatre enfants a été déplacé de commune en commune. Il avait été écroué à Brest, après avoir vécu à Châteaulin (Finistère), en Anjou et donc dans l’Aveyron.

Centre Presse Aveyron
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