Cancer du sein : en parler pour mieux organiser son dépistage

  • L’Adeca et la Ligue unissent leurs efforts pour réussir cette concertation.
    L’Adeca et la Ligue unissent leurs efforts pour réussir cette concertation. PR
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Santé. Une grande concertation citoyenne est lancée sur l’ensemble du département, à l’initiative de l’Adeca et de la Ligue contre le cancer, sous l’impulsion du minsitère de la Santé.

Mais pourquoi donc les Françaises, et plus particulièrement les Aveyronnaises, sont-elles globalement réticentes devant le dépistage organisé du cancer du sein ? C’est en quelque sorte pour répondre à cette question et, in fine, modifier la tendance, qu’une grande concertation citoyenne et scientifique est lancée. Impulsée par le ministère de la Santé, la démarche est relayée en Aveyron par l’Adeca, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.

Elle se traduira, dans les semaines à venir, par des rencontres dans chacun des bassins de santé du département, à savoir Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Saint-Affrique et Espalion (1). Ainsi, en France, 52 à 53% de la population françaises ont souscrit au dépistage organisé, alors que l’objectif du ministère de la Santé est fixé à plus de 65%. «Et en Aveyron, il est de 42 à 43%. Je crois qu’on est le 80e département... » relate le Dr Harant, président de la ligue départementale contre le cancer. 

«La question du surdiagnoctic sera abordée»

C’est donc volontairement que l’Adeca, par l’intermédiaire de sa présidente Anne-Marie Escoffier et sa directrice le Dr Caline Nzietchueng, a opté pour une mobilisation importante sur l’ensemble du département. «Pour ces rencontres, nous avons invité des personnes qui avaient participé au dépistage, d’autres qui n’y ont jamais participé, ainsi que des médecins», détaille le Dr Nzietchueng. Trois thèmes seront abordés lors de ces soirées. À commencer par celui de l’intérêt et des limites du dépistage.

«La question du surdiagnoctsic ne sera pas éludée» relate ainsi la directrice de l’Adeca. Puis, l’organisation de ce dépistage et les personnes ciblées, «qu’il faut peut-être revoir», ainsi que celui des nouveaux objectifs à atteindre, «puisque celui de la réduction de la mortalité l’a été», seront également abordés. Le résultat de cette concertation nationale sera dévoilé lors du prochain «Octobre rose».

Il devrait en découler une nouvelle directive en matière de dépistage organisé du cancer du sein, «en souhaitant que chaque département puisse disposer d’une certaine marge de manœuvre», glisse la présidente de l’Adeca. Le but étant bien que l’approche du dépistage du cancer du sein change, en France comme en Aveyron.

(1) Millau, jeudi 21 janvier, 18h30, Salle René Rieux; Rodez, vendredi 22 janvier, 18h30, Maison des associations; Decazeville, jeudi 4 février, 18h30; Villefranche-de-Rouergue, jeudi 11 février, 18h30; Saint-Affrique, jeudi 18 février, 18h30; Espalion, vendredi 19 février, 18h30.

Philippe Routhe
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