Les Rafettes ont eu chaud

  • Les Ruthénoises n’ont pas flanché, s’offrant un 6e succès cette saison.
    Les Ruthénoises n’ont pas flanché, s’offrant un 6e succès cette saison. José A. Torres
  • Les Rafettes ont eu chaud
    Les Rafettes ont eu chaud
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14e journée. Jouée samedi soir sous une température négative et sur une pelouse difficile, la rencontre face à La Roche/Yon a permis aux Rafettes de renouer avec le succès en D1 et d’assurer a priori leur maintien. Mais elles se sont fait peu

Ce qui est fait n’est plus à faire. Samedi soir, il fallait du courage pour braver le froid aveyronnais et mettre les crampons sur une pelouse partiellement gelée pour un match de D1 en forme de reprise. Mais il le fallait, d’autant plus qu’en cas de succès, les demoiselles du Rodez Aveyron football se rapprocheraient plus que jamais du maintien, voire le valideraient au moins virtuellement. Il fallait de l’envie donc et elles n’ont pas flanché, s’offrant un 6e succès cette saison face à une formation de La Roche-sur-Yon dont on a longtemps cerné les faiblesses.

3-0 à la 70e

Celles d’un premier relégable. Mais cette fin joyeuse ne s’est pas faite sans grandes frayeurs. Et lorsque le coup de sifflet final a retenti dans un stade Paul-Lignon bien vide, les Rafettes ont poussé un grand «Ouf!» de soulagement. Étonnant quand on sait qu’à la 70e minute, elles menaient 3-0. Mais ni l’ouverture du score en deux temps de Cugat (41e), après une tête sur la transversale, ni le tir limpide de Barbance (56e) et le but dans un fauteuil d’une De Revière mise sur orbite par Lemaitre (69e), n’avaient en fait suffit.

Relâchement presque fatal

Car même face à un adversaire inoffensif pendant plus d’une heure, la D1 ne tolère pas le relâchement. Les protégées de Sébastien Joseph l’ont appris, hier. Elles ne l’ont pas regretté mais, quand elles ne menaient plus que 3-2, après un cafouillage (74e) puis un coup de billard aboutissant au but contre son camp de Lespinasse (81e), elles ont franchement senti le vent du boulet leur lécher les joues. Cance et ses partenaires ont finalement tenu le coup, pliant mais ne rompant pas une troisième fois.

Et c’est un moindre mal face à un tel adversaire. Qu’importe, ce qui est fait n’est plus à faire, surtout après une dernière sortie en décembre ponctuée d’un revers 3-0 à Saint-Étienne. Demain, elles ne retiendront que le résultat: un de ceux qui pèsent lourd dans une saison et, au passage, leur permet de conserver leur 5e place, celle de leader du «second championnat de D1». Voilà qui réchauffe. Même si cela aurait pu être bien plus tranquille. 

Maxime Raynaud
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