Yves Censi

L’opposition municipale rompt avec Yves Censi

  • Les cinq élus municipaux d’opposition (sauf Joseph Donore qui n’était pas sur la photo), ont officialisé leur divorce avec le chef de file et député, Yves Censi.
    Les cinq élus municipaux d’opposition (sauf Joseph Donore qui n’était pas sur la photo), ont officialisé leur divorce avec le chef de file et député, Yves Censi. PH - PH
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Rodez. Les cinq élus ne se rangeront plus derrière leur chef de file à la suite de nombreux désaccords.

Un séisme de force cinq secoue les rangs de l’opposition ruthénoise. D’un commun accord, Nathalie Auguy-Périé, Anne-Sophie Monestier-Charrié, Régine Taussat, Joseph Donore et Serge Julien ont souhaité rompre leur attache avec le chef de file de l’opposition municipale et député, Yves Censi.

«Depuis un peu plus de deux ans, nous avons été écartés, marginalisés», déplore Serge Julien. «Nous souhaitons tout simplement reprendre notre autonomie et une liberté de paroles», rajoute-t-il. Les cinq élus ont, tour à tour, fustigé «le manque de communication en interne avant les conseils municipaux.»

«Lien de confiance a été rompu»

«Jamais, nous n’avions la parole lors des séances. Pourtant, la parole de l’opposition ne se limite pas à celle d’Yves Censi». Ils ont également déploré «les chicaneries et les attaques personnelles (à l’encontre du maire, NDLR) qui discréditent la vie municipale». 

Les «frondeurs» s’accordent à dire «que le lien de confiance a été rompu». «Il y a trop longtemps que nous subissons cette situation», regrettent-ils. «Le conseil municipal n’est pas l’Assemblée nationale, les dossiers doivent avancer, nous ne pouvons pas être dans une opposition systématique, assène Nathalie Auguy-Périé. Nous devons rechercher le positif, on ne peut pas toujours dire non.»

«Couper les têtes»

La liste des griefs est longue. Mais, pour Régine Taussat, «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ont été les élections internes» du parti Les Républicains. Pour les cinq contestataires, Yves Censi -qui a d'ores et déjà fait part de son étonnement devant à une décision qu'il juge «difficilement compréhensible»- a cherché «a coupé les têtes de ceux qui montent»En 2015, assurent-ils, «ce sont une dizaine d’exclusions qui ont été prononcées» au sein du parti. 

S'ils affirment prendre cette décision «à regret», tous souhaitent «continuer à travailler jusqu’au bout» et faire entendre «la voix de la droite et du centre» au sein de l’hémicycle municipal. Ultime étape de la scission : la diffusion leurs propres communiqués dans le journal municipal. 

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