Lycée La Roque : «Pouvoir accéder aux grandes écoles»

  • Noël Boissonade, le directeur de l’établissement, sait pouvoir compter sur la bonne réputation de celui-ci et les nombreux atouts dont il jouit pour mettre en confiance les futurs élèves.
    Noël Boissonade, le directeur de l’établissement, sait pouvoir compter sur la bonne réputation de celui-ci et les nombreux atouts dont il jouit pour mettre en confiance les futurs élèves. PR
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Samedi, le lycée agricole La Roque ouvre ses portes. Près de deux cents nouveaux élèves y seront accuellis lors de la prochaine rentrée. Rencontre avec le dirceteur de l’établissement, Noël Boissonnade.

Samedi, le lycée agricole La Roque ouvre ses portes. Près de deux cents nouveaux élèves y seront accuellis lors de la prochaine rentrée. Rencontre avec le dirceteur de l’établissement, Noël Boissonnade.  

Le contexte agricole actuel impacte-t-il le recrutement d’élèves au sein de votre établissement ?

Il est vrai qu’il y a une morosité ambiante dans le monde agricole, par rapport notamment aux productions porcines et laitières. Pour autant, il faut rappeler que nous ne formons pas que des fils d’agriculteurs. Même si, en la matière, nous sommes parmi les premiers lycées de France avec 45% de fils d’agriculteurs, la moyenne nationale étant de 15%. L’établissement forme à tous les métiers agricoles et para-agricoles. Et l’on ne peut pas parler d’impact direct sur le recrutement.

Il y a donc toujours des candidats à l’installation...

]Oui, bien sûr! Mais aujourd’hui, nous sensibilisons cet élève-là au fait qu’il ne restera peut-être pas dans le schéma agricole dans lequel se trouve aujourd’hui son père ou sa mère. Notre souhait est de lui donner les clés pour s’adapter au contexte auquel il devra faire face. Un contexte qui évolue tous les jours.

Parmi les nombreuses spécialités que vous proposez, y en a-t-il qui attirent plus que d’autres ?

La réputation du lycée La Roque étant ce qu’elle est, nous ne connaissons pas de problème de recrutement pour quelque domaine que ce soit. Production, agronomie, laboratoire, tous recrutent. Et l’on propose aussi des classes préparatoires aux grandes écoles En fait, un jeune qui vient chez nous, s’inscrit dans un parcours de formation. Il peut rester jusqu’à six ans dans notre établissement, de la seconde générale à la classe préparatoire... C’est un produit d’appel pour notre établissement.

Que mettez-vous également en avant ?

Notre rôle d’ascenseur social. Nous permettons à des jeunes d’intégrer les grandes écoles dans de grandes villes, tout en restant dans un milieu finalement protégé. Le bien-être au sein de notre établissement est également plébiscité, à apprécier les jeunes qui reviennent régulièrement nous voir. Puis nous expérimentons la possibilité pour des élèves dotés d’un bac agricole de pouvoir participer au concours des écoles d’ingénieurs après trois années d’études (lire ci-contre). Enfin, petite précision: nous frôlons la mixité puisque nous sommes à 48% de filles dans notre établissement. C’est à relever! (sourires).

Philippe Routhe
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