Stade Rodez Aveyron : Pagès et Maréchal réclament 30 000€ chacun

  • Franck Maréchal (à gauche), arrivé à Rodez sous la présidence de Philippe Laüt, lors de la saison 2012-2013 avait rejoint son ami Sébastien Pagès (à droite), arrivé une saison auparavant. Tous deux ont quitté le club à la fin de la première campagne en Fédérale 1.
    Franck Maréchal (à gauche), arrivé à Rodez sous la présidence de Philippe Laüt, lors de la saison 2012-2013 avait rejoint son ami Sébastien Pagès (à droite), arrivé une saison auparavant. Tous deux ont quitté le club à la fin de la première campagne en Fédérale 1. Archives JLB / Archives JLB
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Mardi, le Stade Rodez Aveyron était de nouveau au tribunal des Prud’hommes pour le litige l’opposant à deux de ses anciens joueurs, Sébastien Pagès et Franck Maréchal, réclamant chacun 30 000€ pour des manquements financiers concernant la saison 2012-2013. La décision sera rendue le 7 juin.

Comme un air de déjà-vu. Après l’affaire Accorsi et Salhi, le Stade Rodez Aveyron avait de nouveau rendez-vous devant le tribunal des Prud’hommes, mardi. Cette fois, pour l’affaire Pagès et Maréchal. Eux également anciens joueurs du club, eux également plaignants pour des manquements financiers... Et alors que Jérôme Accorsi -Mohamed Salhi s’étant désisté au dernier moment- avait été débouté en première instance, il faudra désormais patienter jusqu’au 7 juin pour connaître le délibéré de ce nouveau litige. Les joueurs réclament chacun 30 000€ au club.

«Ces hommes sont malhonnêtes»

Mais cette fois, les débats n’ont pas seulement porté sur la requalification, ou non, du contrat des joueurs en contrat de travail. Car si Sébastien Pagès et Franck Maréchal percevaient respectivement 2000 et 2200 nets de défraiement de la part du club, ils touchaient en outre le chômage ! Effectivement, tous les deux venaient du monde professionnel, d’Albi pour le demi de mêlée, de Grenoble pour le3ligne. De quoi faire dire à l’avocat du club, Me Mazars, que «ces hommes sont malhonnêtes». Avant d’étayer son propos : «Ils ont demandé des licences amateurs pour continuer à percevoir le chômage. Alors, il est tout simplement impossible d’être sous un contrat de travail tout en percevant cette allocation! Ils ont d’ailleurs attendu de ne plus le percevoir pour venir devant les Prud’hommes... Et si a posteriori, on leur donnait raison, ils auront escroqué tout le monde. Et nous en saurions tous complices!».

«C’est la même histoire que celle d’Accorsi !» 

Me Cardin-Donnadieu a, elle, rappelé que les deux joueurs avaient bel et bien signé une convention avec le club à leur arrivée. Et qu’ils étaient donc «salariés». «Quand on touche plus de 1 000€ nets par mois, on est salarié. Alors, comment peut-on expliquer que leurs salaires de plus de 2000€ mensuel soient subitement descendus à 1600€ avant de ne plus rien toucher lors des derniers mois ? C’est le monde à l’envers ! Qui signe les contrats, le club, non ?», a-t-elle encore argué. Des éléments irrecevables pour son confrère ruthénois : «Il n’y a aucun élément permettant de requalifier leur contrat amateur en contrat de travail! C’est la même histoire que celle d’Accorsi. Alors à moins que cette dernière ait été mal jugée... » Bref, les débats ont encore une fois duré longtemps, hier après-midi, en présence de l’actuel président du SRA, Jean-Paul Barriac. Sébastien Pagès et Franck Maréchal étaient, eux, absents. 

Mathieu Roualdés
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