Maltraitance animale. Arcadie : « Cela ne peut pas arriver chez nous »

  • L’abattoir d’Arsac, un des plus importants des quatre abattoirs en Aveyron n’a "rien à cacher", selon Serge Fargeot qui dénonce la maltraitance des animaux à Mauléon.
    L’abattoir d’Arsac, un des plus importants des quatre abattoirs en Aveyron n’a "rien à cacher", selon Serge Fargeot qui dénonce la maltraitance des animaux à Mauléon. archvies Rui Dos Santos / Centre Presse
Publié le

Serge Fargeot, le directeur d’Arcadie Sud-Ouest approuve la décision du ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll, qui a demandé à chaque préfecture d'effectuer des visites dans les abattoirs.

La vidéo montrant des animaux maltraités au sein de l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques) et diffusée par l’association de défense des animaux L214, a mis en émoi la France entière, mardi. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll a immédiatement ordonné des inspections dans l’ensemble des abattoirs. Il a souligné par ailleurs que dès novembre dernier, il avait déjà demandé un renforcement des contrôles; mais force est de constater que cela n’a pas empêché ce scandale. Cette situation insoutenable pourrait-elle arriver en Aveyron?

Pour Serge Fargeot, directeur général de l’entreprise Arcadie Sud-Ouest gérant l’abattoir d’Arsac, l’un des plus importants des quatre abattoirs aveyronnais, c’est tout simplement impossible. "Ce qui s’est passé à Mauléon n’aurait pas pu se passer chez nous. Il s’agit là de manquements graves de quelques agents, de la direction, mais aussi de tous les services de contrôle", analyse le responsable. Et d’ajouter qu’à Arcadie, les salariés "sont formés, on respecte les règles. Les services de contrôles et les personnes agréées viennent quand elles le souhaitent. Nous n’avons absolument rien à cacher".

"un cas qui jette l’opprobre sur tout un secteur"

Pour autant, le directeur général ne fera pas visiter la zone d’abattage à n’importe qui. "C’est une décision du groupe et de la fédération de ne pas la faire visiter au public. Les consommateurs ont l’habitude de voir les animaux gambader dans les prés et la viande dans leur assiette. L’abattage n’est pas compris par le commun des mortels. Tout le monde ne comprend pas qu’il faut abattre des animaux pour les consommer", confie le responsable d’Arcadie Sud-Ouest. Pour ce dernier, la demande du ministre "est une bonne décision. Nous ne sommes pas là pour faire du mal aux animaux. Nous ne sommes pas hostiles aux inspections des services comme ceux de la DDCSPP, avec lesquelles nous travaillons déjà dans nos entreprises. Nous sommes pour le renforcement des inspections pour éviter le cas de Mauléon que l’on déplore. C’est un cas qui jette l’opprobre sur tout un secteur et des filières professionnelles", dénonce Serge Fargeot.

Le directeur recevra prochainement les services de la préfecture ou le préfet en personne dès que ce dernier se manifestera, selon les recommandations de Stéphane Le Foll.

Salima Ouirni
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?