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24 Heures du Mans: pour Kawasaki et Leblanc, une victoire et des records

  • Le Français Grégory Leblanc, sur la Kawasaki N.11, franchit en vainqueur la ligne d'arrivée des 24 heures du Mans moto, le 10 avril 2016
    Le Français Grégory Leblanc, sur la Kawasaki N.11, franchit en vainqueur la ligne d'arrivée des 24 heures du Mans moto, le 10 avril 2016 AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER
  • Le Français Louis Rossi au guidon de la Yamaha N.94 lors des 24 heures du Mans moto, le 9 avril 2016
    Le Français Louis Rossi au guidon de la Yamaha N.94 lors des 24 heures du Mans moto, le 9 avril 2016 AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER
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Et de cinq! Le Français Grégory Leblanc a égalé le record de victoires aux 24 Heures du Mans moto après le succès de la Kawasaki N.11, dont il est le pilote fétiche aux côtés de deux autres Français, Matthieu Lagrive et Fabien Foret.

Leblanc rejoint au palmarès de la prestigieuse épreuve d'endurance son compatriote Alex Vieira, dont le dernier succès au Mans remonte à 1995.

Kawasaki, qui avait remporté les quatre éditions entre 2010 et 2013, signe son cinquième succès dans la Sarthe avec sa ZX-10R.

L'écurie renoue avec la plus haute marche du podium après les victoires en 2014 et 2015 de la Suzuki N.1, championne du monde en titre. Et la marque en profite pour s'arroger seule le record de victoires dans l'épreuve (13), devant Suzuki (12).

L'équipage formé de Leblanc, Lagrive et Foret, tous deux anciens champions du monde, a bouclé 819 tours au terme de cette 39e édition. Neuf de plus que l'équipage arrivé deuxième et composé du Britannique Gregg Black, du Belge Grégory Fastré et de l'Australien Alex Cudlin, sur la Suzuki N.50 de l'écurie de l'ex-champion du monde Hervé Moineau.

Au troisième rang et à 11 tours, la Honda N.5 de l'écurie japonaise FCC TSR, qui faisait sa première apparition au Mans auréolée d'une triple couronne aux Huit Heures de Suzuka.

La Kawasaki N.11 n'a connu aucun souci majeur pendant les 24 heures de course. Même une glissade sans conséquence de Leblanc, alors que la piste était extrêmement piégeuse, n'a pas réussi à enrayer la marche en avant de cette moto, qui surfait déjà sur quatre victoires consécutives au Bol d'Or.

La Suzuki N.1, qui cherchait pour sa part à signer un troisième succès consécutif sur le circuit Bugatti, a dû se contenter d'une honorable 5e place. Pas si terrible, alors que son avenir paraissait des plus sombres samedi.

Une chute a priori bénigne d'Anthony Delhalle, samedi après 90 minutes de course a durement handicapé la moto du Suzuki Endurance Racing Team (SERT). Un radiateur percé et non diagnostiqué dans un premier temps avait relégué la moto bleue en 52e position, avant cette 5e place qui lui permet de limiter la casse: elle permet en effet à l'écurie de continuer à viser un quinzième titre mondial en fin de saison.

- Rossi chute -

De nombreux autres prétendants à la victoire ont été eux aussi confrontés à des problèmes mécaniques ou à des chutes qui les ont conduits, un par un, au pire à l'abandon, au mieux à perdre de précieuses minutes.

Ainsi, la BMW N.13, partie de la position de pointe, était bien installée dans le peloton de tête lorsqu'elle a dû rendre les armes, samedi vers 23h00. Non sans avoir provoqué des frayeurs à l'un de ses pilotes, Kenny Foray, en donnant l'impression de vouloir se débarrasser de sa roue arrière!

Triste bilan également pour un nouveau venu en endurance, Louis Rossi, transfuge des Grands Prix et ex-coureur de Moto2 et Moto3, avec trois chutes au total. Neuf minutes après avoir pris le guidon de sa Yamaha, il est tombé une première fois. Puis une deuxième trente minutes plus tard, avec à la clé des dégâts plus importants. Une dernière incursion dans les graviers a rendu sa machine inopérante pour le compte.

Un autre gros concurrent - la Honda officielle N.111 - espérait encore priver la N.11 d'une nouvelle victoire, dimanche aux premières lueurs du jour.

Mais un capteur d'allumage défectueux lui a fait perdre 42 tours alors qu'elle était en deuxième position, vers 4h30. "C'est une pièce qui ne casse jamais. On a passé autant de temps à localiser la panne qu'à réparer", a expliqué à l'AFP Steven Casaer, le directeur de l'écurie officielle Honda.

La dernière moto à pouvoir gêner le vainqueur dans sa marche triomphale, la N. 8 de l'écurie suisse Bolliger, a cassé sa boîte de vitesses vers 9H00 du matin. Une Kawasaki laissait alors les lauriers à une autre.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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