La cascade de Salles-la-source alimente de nouvelles ambitions

  • Jean-Louis Alibert, le maire, hier, entouré de ses adjoints.
    Jean-Louis Alibert, le maire, hier, entouré de ses adjoints. José A. Torres
Publié le , mis à jour

Salles-la-Source. Le village qui dispose désormais de deux mois pour envisager la suite : l’arrêt total de l’exploitation hydraulique, ou la reprise d’activité par un nouvel exploitant. d’un vieux poids.  Et maintenant ?

Jean-Louis Alibert n’est «pas très «médias». Il invite rarement la presse, et a souhaité «prendre le temps nécessaire» avant de s’exprimer. Pour l’occasion, il s’est entouré de ses cinq adjoints. Le moment est solennel: le conflit - vieux de plus d’un siècle - qui entoure l’exploitation hydroélectrique de la cascade a connu, vendredi, un tournant plus que significatif.

«Un succès» dont les élus sont «très fiers» d’accueillir sous leur mandature. Plusieurs municipalités avant eux s’y étaient cassé les dents. «Aujourd’hui, c’est une première manche de gagnée. Une bouffée d’oxygène! La signature du préfet Louis Laugier marque la fin de la concession. Après plus de 80 ans de spoliation des ressources en eau du village, nous avons enfin réussi à virer l’exploitant... Pardonnez-moi l’expression», retrace Jean-Louis Alibert, le maire.

En effet, les conclusions de l’enquête diligentée à l’été dernier par le ministère de l’Environnement, rendues vendredi, constatent que «l’installation fonctionne sans autorisation» et préconisent «de mettre fin à la concession en transférant la propriété des biens à l’état et en réglant la créance.» 

 Un délai de deux mois difficile à tenir

Les élus disposent désormais de deux mois pour choisir entre l’arrêt total de l’exploitation hydraulique, ou la reprise d’activité par un nouvel exploitant privé, public voire mixte. «Nous connaissons le potentiel de cette ressource, reprend l’édile. Mais restent des questions en suspend. Des chiffres concernant la rentabilité et des installations à vérifier, aussi.»

Depuis 1932, la mairie n’a pas eu accès au site d’exploitation. Ainsi, beaucoup d’inconnues restent à lever avant de se prononcer. Déjà, le délai de deux mois s’annonce difficile à tenir.«Nous souhaitons concerter les habitants, organiser des réunions d’information», ont précisé les élus.

«La décision ne sera pas prise pour 15 000€»

Et de prévenir : «Pour nous, l’objectif est de préserver la cascade. Cette décision nous permet de tourner la page et de rebondir avec un projet touristique fort», explique Jean-Louis Alibert. Conscient que la décision finale reviendra à l’État, en qualité de propriétaire, le maire entend «avoir son mot à dire», notamment dans le cahier des charges de l’exploitation.

«Nous espérons une expertise stratégique nous permettant de comparer les avantages et inconvénients des deux scénarios proposés.» Après plusieurs décennies chaotiques, une chose est sûre : «la décision ne sera pas prise pour 15 000€», glisse un observateur de premier plan. Avec un budget annuel de 2M€, la commune n’est pas prête à s’embourber à nouveau pour si peu. 

Lola Cros
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