Escrime

Rodez déchu mais en argent

  • De la joie mais aussi de la frustration pour les Ruthénois lors de la cérémonie protocolaire du championnat de France par équipes à l’épée.
    De la joie mais aussi de la frustration pour les Ruthénois lors de la cérémonie protocolaire du championnat de France par équipes à l’épée. Repro CP / Repro CP
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Championnat de France par équipes à l’épée. L’Escrime Rodez Aveyron chute face à Saint-Gratien qui l’empêche de conserver son titre en finale.

L'incroyable moisson continue. L’or en 2012, le bronze en 2013, l’or a deux reprises en 2014 et 2015 et désormais un titre de vice-champion de France en 2016. L’Escrime Rodez Aveyron a encore frappé fort dimanche, à Saint-Paul-Trois-Châteaux, lors de la manche finale du championnat de France par équipes à l’épée. N’en déplaise à son maître d’armes, Bruno Gares, autoproclamé coupable numéro 1 dans le raté de la folle quête d’une troisième couronne d’or consécutive.

«C’est ma faute, a-t-il ainsi d’abord réagi. Je pense que Mathias (Biabiany) est mieux face à Saint-Gratien. Mais, en fait, sur la forme du moment, il prend la foudre...» Comprenez, que des quatre Ruthénois, le coach avait choisi de laisser Alexandre Bardenet remplaçant, quand le jeune Mathias Biabiany, déjà du sacre continental en janvier dernier, faisait partie des titulaires aux côtés du solide Jonathan Bonnaire et de l’extraterrestre Fabrice Jeannet. Une finale face aux Franciliens de Saint-Gratien finalement perdue de trois touches (45-42). Certes rageant, mais pas de quoi tout bazarder. Loin de là même.

Niveau d’exigence

Mais, forcément, dans cette finale, le club du président Jean-Michel Goubert ne pouvait avoir d’autres ambitions que de gagner. Surtout après avoir sorti l’ogre Levallois, lors d’une demi-finale (45-40) remake de la finale franco-française de la dernière coupe d’Europe à Heidenheim. Une sacrée performance quand on sait également que l’équipe de la région parisienne est habituellement semblable à celle qui défendra les couleurs de la France à Rio, lors des Jeux Olympiques, en août prochain.

Sauf que cette fois, le sélectionneur national, Hugues Obry, également entraîneur du club cher à Patrick Balkany, avait choisi de se passer de son numéro 1 mondial, Gauthier Grumier et de l’ancien Ruthénois Daniel Jérent. Restait quand même des pointures mondiales, Borel, Robeiri et Gustin, que le bronze n’aura sans doute pas consolées. Côté Era, la breloque en argent laisse un goût aigre-doux. C’est dire le niveau d’exigence du club de la préfecture, toujours référence nationale et continentale. Puisque tenant du titre à Heidenheim, les Aveyronnais y retourneront en janvier, en compagnie cette fois du récent champion de France Saint-Gratien. Pour poursuivre leur incroyable moisson. 

AP
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