Dernier match à domicile décisif pour le Rodez Aveyron football

  • Hier, le dernier entraînement de veille de match a été marqué par un discours du président Pierre- Olivier Murat  (1er assis à droite). Dans les vestiaires, face aux visages fermés du staff et des joueurs, «il n’y a pas eu de colère». Mais l’initiative souligne l’urgence de la situation.
    Hier, le dernier entraînement de veille de match a été marqué par un discours du président Pierre- Olivier Murat (1er assis à droite). Dans les vestiaires, face aux visages fermés du staff et des joueurs, «il n’y a pas eu de colère». Mais l’initiative souligne l’urgence de la situation. JLB
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    Dernier match à domicile décisif pour le Rodez Aveyron football
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Ce soir (20 heures), Rodez accueille Le Pontet au stade Paul-Lignon pour le dernier match à domicile de la saison mais surtout pour un duel décisif : tout autre résultat qu’une victoire et la descente en CFA2 serait une quasi-certitude.

Non, nous ne sommes pas morts !» est devenu cette semaine un refrain dans la bouche des Ruthénois, staff et joueurs inclus. Avoir besoin de le répéter relève autant de la méthode Coué que du constat: la réception du Pontet, ce soir (20 heures), est synonyme pour le Rodez Aveyron football d’un ultime espoir, d’une occasion de ne pas rendre son dernier souffle en CFA, à trois journées mais seulement deux rencontres du verdict.

En finir avec «la sinistrose ambiante»

Les partenaires de Sébastien Da Silva sont arrivés au bout de leur route. Au bord de leur gouffre aussi. Leur maintien ne tient qu’à un fil qu’ils ne maîtrisent plus depuis Tarbes, samedi dernier (1-0). Mais comme n’a cessé de le marteler un Laurent Peyrelade excédé par «la sinistrose ambiante», il a le mérite d’être donc toujours possible.

«J’ai parfois l’impression qu’on est Bayonne (déjà relégué). Mais on est 12!, a-t-il tonné, jeudi. Le Pontet est une demi-finale, on a la différence particulière en notre faveur. Ce match vaut bien plus que 4points car il donne l’opportunité d’une finale à Marignane.» 

Le fait que le coach aveyronnais ait dû rappeler cette semaine à son groupe que rien n’était fini peut néanmoins poser la question de la croyance des joueurs en leur sauvetage. Mathématiquement, pourtant, les sang et or ne sont pas condamnés à une seconde relégation en cinq ans, après celle de National en 2011. Quand bien même le handicap d’une 30e et dernière journée dont ils sont les seuls exempts pèse lourd.

Discours du président et «amour-propre»

Hier, lors d’un ultime entraînement sous la pluie de Paul-Lignon, le président Pierre-Olivier Murat est venu le leur redire. À la demande de Laurent Peyrelade, il a effectué «un petit rappel des valeurs du club, nous a-t-il confié sans vouloir révéler ses paroles. Il n’y a pas eu de colère. On peut parler des heures, la vérité, c’est demain (ce soir) à 20heures.»

La vérité, justement, est crue: tout autre résultat qu’un succès et l’affaire sera entendue. À moins d’un miracle. À l’aller, Roumégous et les siens avaient bousculé Le Pontet (1-1). Aujourd’hui, ces mêmes Vauclusiens sont dans une situation quasi comparable à celle du Raf (lire ci-dessous).

À lui d’en profiter. Qu’importe les absences de Boissier et Si Salem (blessés) ou la suspension de Bonnet. Qu’importe aussi la manière. «On doit avoir de l’amour-propre, être agressifs. On l’a déjà fait ici contre Sète (1-0, 24e journée) et Bayonne (4-0, 26e j.), rappelle Peyrelade. N’ayons pas peur!» La survie est en jeu.

Maxime Raynaud
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