Rodez/TFC, même combat ?

  • Samedi, comme Mohamed Camara félicité par le gardien Erwin Zelazny, les joueurs du Raf sont allés au bout d’eux-mêmes. Une détermination qu’ils devront à nouveau afficher, dans quinze jours, à Marignane, pour réussir à se maintenir.
    Samedi, comme Mohamed Camara félicité par le gardien Erwin Zelazny, les joueurs du Raf sont allés au bout d’eux-mêmes. Une détermination qu’ils devront à nouveau afficher, dans quinze jours, à Marignane, pour réussir à se maintenir. Jean-Louis Bories
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    Rodez/TFC, même combat ?
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Avant-derniers mi-avril, les Ruthénois ont la possibilité de décrocher leur maintien dans quinze jours, à Marignane, lors de leur tout dernier match de la saison. 

Avant-derniers mi-avril, les Ruthénois ont la possibilité de décrocher leur maintien dans quinze jours, à Marignane, lors de leur tout dernier match de la saison. Un scénario et des signes qui ne sont pas sans rappeler le prestigieux voisin, le TFC, sauvé héroïquement samedi.

ILS ÉTAIENT DONNÉS POUR MORTS

En une semaine, le Raf est passé de mort-vivant à simplement bon-vivant. Samedi 7 mai, il s’incline à Tarbes (1-0) sur un but contre son camp d’Hugo Bobek. Il reste certes non relégable, comme ne cesse de le rabâcher son entraîneur, Laurent Peyrelade, mais tous les voyants sont à l’orange virant sur le rouge. Avec un match joué de plus que ses concurrents, dont Sète qui arrache le nul dans le temps additionnel, Rodez est au-dessus du vide.

Le résultat d’une seconde phase catastrophique qui l’aura vu enchaîner 7 matches sans victoire, du 29 janvier (défaite à Colomiers, 1-0) au 2 avril (à Marseille II, 1-1) pour donc se retrouver avant-dernier et premier relégable le 16 avril. Une situation pas si éloignée de ce qu’a connu le Toulouse Football club, même si celui-ci a accusé plus de dix points de retard sur ses devanciers.

Le 27 février, après 10 rencontres sans le moindre succès, les Violets sont 19es, avant-derniers donc, et le technicien Dominique Arribagé est remplacé par Pascal Dupraz. Personne ne croit alors à une «remontada». On connaît la suite : seulement deux revers en dix matches et un maintien validé au bout de la folie, samedi, à Angers (3-2). Après avoir été donnés pour morts.

MÉTHODE COUÉ...

À la différence du TFC, le Raf n’a pas changé d’entraîneur, ni trouvé son «Dieupraz». Mais il a à nouveau fait appel fin mars à son pompier de service, Gregory Ursule, pour épauler Laurent Peyrelade. Déjà sollicité pour éteindre le feu et prendre la suite de Franck Plenecassagne lors de la saison précédente, le manager aurait eu un impact, surtout psychologique à entendre les joueurs. Le rôle de Laurent Peyrelade n’est pas non plus à minorer.

Car l’ex-Manceau a dû batailler ferme pour que ses troupes ne se démobilisent pas. Cette semaine, notamment, face à «la sinistrose ambiante», et donc dans son propre groupe, le coach est monté au créneau. Déplorant que la réaction ne vienne pas de ses hommes, il a multiplié les interventions relevant surtout de la méthode Coué et destinées à délivrer un message simple : «On n’est pas mort!» C’est également Peyrelade qui a sollicité l’intervention du président Pierre-Olivier Murat, vendredi, dans les vestiaires de Paul-Lignon, lors du dernier entraînement avant la réception du Pontet.

... ET CHOIX FORTS 

À Toulouse, les premières semaines de l’ère Dupraz avaient été celles des choix. Machach et Spajic écartés, le brassard donné à Braithwaite, Didot rappellé, etc. Au Raf, il aura fallu être plus patient. Mais même si elles ont été moins tranchantes, surtout sur la durée, les décisions ont été prises. Julien Lorthioir, par exemple, avait débuté la saison avec le statut de capitaine.

Depuis fin février, Sébastien Da Silva en est le seul dépositaire. Et Lorthioir, lui, doit se contenter de quelques minutes à chaque match. À Tarbes, Charly Pereira-Lage, joueur le plus utilisé lors de la 1re phase, et Abdelali Ouadah avaient aussi été laissé à la disposition de la réserve. Ils ont été rappellés samedi. Tout l’inverse de Matthieu Guerbert, pourtant en vue à Tarbes, mais non retenu samedi.

BODIGER-DIEMÉ, CEUX QU’ON N’ATTEND PAS

De la folle aventure du TFC, on retiendra de nombreuses images. Mais sûrement le coup franc de Yann Bodiger, synonyme de victoire à Angers (3-2) samedi, restera-t-il comme le symbole. Bodiger, 21 ans, gamin du club très peu utilisé par Dupraz, est l’illustration même de ces joueurs qu’on attend pas mais desquels la lumière peut surgir. Samedi, le Raf a eu son Bodiger : Abdelkader Diemé. De retour de 6 matches de suspension, le Sénégalais de 21 ans

Centre Presse Aveyron
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