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Conduite en état d’ivresse : six mois ferme pour un récidiviste

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    Conduite en état d’ivresse : six mois ferme pour un récidiviste
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Lundi, c’est un Ruthénois de 27ans qui était jugé au tribunal correctionnel de Rodez pour des faits commis le 23 avril dernier. Ce soir-là, le jeune homme fête la fin de son contrat à Baraqueville en compagnie de trois amis. Ils consomment de l’alcool et avaient prévu, en seconde partie de soirée, de prendre la direction de Rodez pour y assister à un concert. Les autres convives, fatigués, décident de renoncer à l’escapade, mais pas le prévenu, pourtant déjà sous le coup d’une annulation de son permis de conduire pour conduite en état d’ivresse. Ses amis tentent sans succès de le dissuader de prendre la route et c’est donc seul qu’il part pour Rodez.

Quatre faits lui étaient reprochés : récidive de conduite d’un véhicule sous l’empire d’un état alcoolique, conduite d’un véhicule à moteur malgré l’annulation du permis de conduire, délit de fuite après un accident et conduite à une vitesse excessive eu égard aux circonstances. Le casier judiciaire du jeune homme «commence à être sérieux», analysera le président Jean-Marc Anselmi: plusieurs outrages et rébellions, consommation de stupéfiants, délit de fuite et surtout conduite en état d’ivresse et sous l’empire de stupéfiants en 2015, ce qui lui valait d’être sous le coup d’une peine de 6 mois de prison avec sursis.

Reconnaissant les faits et son problème avec l’alcool, le prévenu a tenu hier à s’excuser, décrivant ses sept semaines d’incarcération comme «une grosse claque, une leçon de vie», poursuivant : «Je ne suis pas une mauvaise personne. Je souhaite sortir, travailler, trouver un logement et concrétiser mes projets». Le procureur Delperié parlera d’un problème non pas avec l’alcool, mais «avec la loi».

«Il a provoqué un accident, il a prouvé sa dangerosité», expliquera-t-il. En l’espèce, l’accident était l’accrochage d’un véhicule en stationnement alors qu’il tentait, ivre, de manœuvrer son véhicule. Le procureur demandera une peine de 6 à 8 mois d’emprisonnement, la révocation totale de son sursis, 300€ d’amende et le maintien en détention. Le tribunal ne le suivra que partiellement en prononçant une peine d’un total de six mois d’emprisonnement (quatre mois ainsi qu’une révocation partielle de sons sursis), son maintien en détention et une peine de 100 d’amende.

XB
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