À l’Ehpad de Firmi, la danse tisse du lien social

  • Les conseillères départementales Graziella Piérini et Michèle Buessenger étaient venues apporter leur soutien aux artistes et à Jean-Claude Roméro et Patrick Giméno, les deux codirecteurs de l'Ehpad qui accueille le projet.
    Les conseillères départementales Graziella Piérini et Michèle Buessenger étaient venues apporter leur soutien aux artistes et à Jean-Claude Roméro et Patrick Giméno, les deux codirecteurs de l'Ehpad qui accueille le projet. Centre Presse
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Culture. Ce projet, financé par le département, est soutenu par l’ARS et la Drac.

Le projet artistique «Il y a quelqu’un pour vous», qui se met en place à l’Ehpad de Firmi, et que nous avons évoqué récemment, est entré cette semaine dans le vif du sujet. Les différents artistes, à savoir: la chorégraphe Laurence Leyrolles, les danseurs (es) Nicolas Lasnier et Anne-Catherine Nicoladzé et la photographe Marie Massenet ont en effet investi les lieux depuis le début de la semaine et  y resteront jusqu’à demain. Aujourd'hui, en ce jour de Fête nationale, ils proposent un bal populaire aux résidants, à leurs familles et au personnel de la structure, et chacun pourra danser comme il l’entend.

«Nous essayons, indique la chorégraphe,  notamment par le biais de la danse contemporaine basée sur l’improvisation, de susciter des réactions de la part des résidants. En fait, nous investissons des lieux de vie, à travers la danse et des mouvements qui se nourrissent de l’instant présent et de l’occupation précise des résidants à ce moment-là. Car tout en donnant une dimension ludique à notre intervention, celle-ci doit être porteuse de plaisir et doit revêtir une forme d’authenticité». Jean-François Galliard, le président d’Aveyron Culture, a indiqué que ce projet qui a reçu le soutien de l’Agence régionale de Santé (ARS) et de la Direction régionale des Affaires Culturelles (Drac) «vise à établir, grâce à la culture du lien social sur le département. Et notamment en allant vers toutes les couches de la population et en essayant d’en faire des acteurs».  

Il a également rappelé que le département consacre chaque année 2% de son budget à la culture. «Ce qui est intéressant, soulignait Jean-Claude Roméro, codirecteur de l’établissement, c’est que ce projet, qui n’en est qu’à mi-parcours, concerne tout l’effectif de la structure».  Et son alter ego Patrick Giméno d’insister, lui, sur «la qualité de perception des résidants».  

Invités à s’exprimer, ces derniers à travers leurs réflexions ont justement montré à quel point ils étaient sensibles à la démarche :  «C’est bien, on ne dansait pas ces danses-là à notre époque, on ne les connaissait pas et aujourd’hui elles sont trop difficiles pour nous, car il faut être très souple. C’est beau à regarder, c’est vivant…» «Par moments, soulignait la chorégraphe Laurence Leyrolles, ils participent à leur insu. Il s’agit parfois d’un geste de la main, d’un clignement d’œil ou d’une tout autre manifestation d’adhésion à nos interventions. Autant d’éléments qui signifient que nous sommes dans le vrai». 

Les différentes étapes de ce projet qui se terminera au début de l’année prochaine seront résumées sur un livret de 80 pages rédigé par Laurence Leyrolles. Des photos de Marie Massenet, qui exposera son travail à Firmi puis dans le réseau des médiathèques, accompagneront les textes. Le livret sera offert aux résidants et mis en vente 12 euros.

Centre Presse Aveyron
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