Alexandre Geniez rejoint AG2R-La Mondiale : «Un nouveau challenge»

  • Le maillot au trèfle, Alexandre Geniez l’otera définitivement le 31 décembre 2016. D’ici là, «à 100% avec la FDJ», l’Aveyronnais participera notamment au Tour d’Espagne (20 août-11 septembre), avec des sensations retrouvées.
    Le maillot au trèfle, Alexandre Geniez l’otera définitivement le 31 décembre 2016. D’ici là, «à 100% avec la FDJ», l’Aveyronnais participera notamment au Tour d’Espagne (20 août-11 septembre), avec des sensations retrouvées. José A. Torres
Publié le , mis à jour

Alors que le marché des transferts a officiellement ouvert le 1er août, l’Aveyronnais a choisi de changer d’air. Après quatre saisons avec le Trèfle, il quitte la FDJ pour rejoindre AG2R-La Mondiale, l’équipe de Romain Bardet et Alexis Vuillermoz, notamment. Une décision qu’il explique simplement. Entretien.

Alors que le marché des transferts a officiellement ouvert le 1er août, l’Aveyronnais a choisi de changer d’air. Après quatre saisons avec le Trèfle, il quitte la FDJ pour rejoindre AG2R-La Mondiale, l’équipe de Romain Bardet et Alexis Vuillermoz, notamment. Une décision qu’il explique simplement. Entretien.

Vous avez décidé de quitter la FDJ pour rejoindre AG2R. Pourquoi ce choix ?

J’avais envie de voir autre chose. Cela fait un petit moment que j’y réfléchis. J’ai aussi besoin de me relancer, de découvrir autre chose, un nouveau challenge. D’une certaine manière, après quatre saisons, et même si je m’y plaisais toujours, j’avais fait le tour avec la FDJ.

La première moitié de saison galère-abandon sur le Giro, poignet cassé et forfait pour le Tour de France-a-t-elle joué dans cette volonté de changer ?

Plus ou moins mais, en fait, cette envie date de cet hiver. Je me disais que changer, à mon âge (28ans), ce ne serait pas dans trois ans. Je ne voulais pas le regretter ensuite.

Concrètement, que vous a proposé AG2R ?

Je me suis engagé pour deux saisons, donc jusqu’à fin 2018. Ensuite, s’agissant du rôle, ce sera comme à la FDJ: coéquipier sur le Tour de France, puis coleader sur les autres courses.

Romain Bardet, récent dauphin de Christopher Froome sur le Tour-2016, Alexis Vuillermoz (20e de la Grande Boucle) et de nombreuses recrues: ne craignez-vous pas la concurrence en rejoignant cette formation ?

Non, non, au contraire, c’est intéressant. Cette dynamique positive, ça tire vers le haut.

Est-ce que la perspective de rouler avec ces coureurs-là a fait partie des arguments qui vous ont séduits ?

C’est une belle équipe, donc bien sûr. Mais j’aime bien aussi leur manière de courir, leur esprit, tourné vers l’attaque. 

Êtes-vous proche de plusieurs éléments d’AG2R ?

J’en connais la plupart et je m’entends bien avec eux, même s’il y a une rivalité avec la FDJ.

Justement, cette rivalité, on avait pu s’en apercevoir lors du Giro et de votre belle prise de bec avec Hubert Dupont, votre futur coéquipier...

... Il n’y a plus de problème. On s’est expliqué et il n’y a plus de souci.

L’espoir aveyronnais Étienne Fabre (Chambéry), dont vous êtes proche, vient de signer un contrat de stagiaire professionnel avec AG2R. Que pensez-vous de la perspective d’être coéquipiers ?

On se croisera peut-être sur les stages. Mais, oui, ce serait chouette qu’un jour, nous courions dans la même équipe! Pourquoi pas en 2018, ce serait sympa (sourire). Quand je lui ai annoncé (le transfert), il ne s’y attendait pas. Mais il était content.

D’autres équipes vous ont-elles contacté ?

Quelques unes oui. Et Giant (Team Giant-Alpecin, ex-Argos et Skil-Shimano, NDLR) m’a fait hésiter. On a gardé de bons contacts depuis mon départ en 2013. Puis je me suis dit que je préférais voir autre chose.

Vous avez donc préféré rester en France ?

Ça simplifie les choses. Que ce soit pour la communication, les contrats, les papiers, la culture aussi. Bien sûr, humainement, lorsqu’on court à l’étranger, on découvre d’autres choses. Mais AG2R tourne rond, il y a de l’avenir, c’est cohérent.

La saison n’est malgré tout pas terminée et, avant le 1er janvier date de votre départ pour AG2R, vous avez encore de belles courses avec la FDJ...

... Ça ne change rien jusqu’au 31 décembre, oui. Et la Vuelta (20 août-11 septembre), ce sera à 100% avec la FDJ.

Justement, après une longue période de flottement, du fait de votre blessure au poignet, comment allez-vous l’aborder ?

Les jambes reviennent. J’étais un peu inquiet jusqu’au Tour de l’Ain (achevé samedi à la 6e place du général, après une victoire lors de la 4e et dernière étape, NDLR). J’avais du mal à retrouver les sensations après un moment sans courir. Je sens encore un peu le poignet mais on peut dire que c’est terminé. Donc, sur la Vuelta dès samedi, je viserai les étapes ou la montagne en fonction de mes jambes. Mais je suis déjà content que ça revienne.

Maxime Raynaud
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