Une rentrée sous les meilleurs auspices

  • Dominique Roure (à gauche) avec Bernard Fressignac (inspecteur), Marie-Annick Busnel (secrétaire générale) et Michel Julita (inspecteur d’information et d’orientation).
    Dominique Roure (à gauche) avec Bernard Fressignac (inspecteur), Marie-Annick Busnel (secrétaire générale) et Michel Julita (inspecteur d’information et d’orientation). Centre Presse
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Pour l’inspecteur d’académie, les indicateurs sont au vert dans le public pour cette rentrée qui démarre jeudi avec, notamment, 24.000 élèves du primaire sur le chemin de l'école.

«Nous sommes dans la continuité de ce qui a été engagé, et l’on a de quoi faire fonctionner les choses. Je ne suis pas inquiet, je laisse un département pour lequel je suis serein sur la qualité de l’enseignement qui y est proposée»: à l’heure de faire valoir ses droits à la retraite, Dominique Roure, directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen, c’est-à-dire inspecteur d’académie) signe sa dernière rentrée d’un bilan «globalement satisfaisant». Moins d’élèves certes, mais une hémorragie contenue pour les postes d’enseignants du premier degré, réformes et projets en bonne voie, performances scolaires toujours supérieures aux moyennes nationales et régionales, lutte accrue contre l’échec scolaire... L’Aveyron s’en sort bien si l’on en croit le Dasen.

Pertes de postes et ajustements. On savait que l’Aveyron perdrait 7 postes d’enseignants du premier degré à cette rentrée, ils ne seront que six de moins finalement, le ministère ayant accordé un poste supplémentaire... Pour assurer la nouvelle classe dédiée aux enfants autistes à l’école de Saint-Félix à Rodez (5 dossiers ont été déposés par des parents). Cela dit, comme chaque année, des ajustements de dernière minute seront mis en œuvre à la rentrée: «Nous avons une vingtaine de situations à examiner dans les écoles», prévient Dominique Roure.

Effectifs en baisse. Il faut dire qu’au primaire, l’Aveyron accuse une perte prévue de 288 élèves à cette rentrée, alors que dans le second degré, ce sont 42 élèves attendus en plus. «On finit par absorber l’augmentation des effectifs liée au baby-boom de l’an 2000 dans les lycées». Dans les années qui viennent, ces baisses dès la maternelle affecteront collèges puis lycées, il faut s’y préparer. Pour l’heure 6,5 équivalents temps plein sont affectés en plus dans les collèges, 2 dans les lycées. Au final, l’école primaire aveyronnaise peut se prévaloir d’une moyenne de 21,35 élèves par classe contre 23,67 au niveau national.

Performances scolaires90,9% de réussite au brevet des collèges soit 1,3% de plus qu’en 2015 (88,6% sur l’académie) et 92,6% de réussite au bac (89,9% sur l’académie): l’Aveyron brille chaque année un peu plus. C’est le travail de fond sur l’orientation qui porte ses fruits selon le Dasen, avec aussi bien un accompagnement des élèves que des parents, guidés vers les choix de formation les plus judicieux, enseignement supérieur en premier lieu. Au final, le taux de redoublement n’est que de 0,6% pour les élèves de troisième, un point de moins que sur l’académie.

Lutte contre l’échecC’est l’objectif de la réforme des collèges qui s’installe dès cette rentrée, avec un rythme quotidien plus adapté, un accompagnement accru et une refonte du brevet, en Aveyron comme ailleurs. De plus, les actions de prévention et de remédiation s’amplifient pour lutter contre le décrochage qui représente dans le département moins de 1,5% des élèves de plus de 16ans. Dans leurs différentes articulations, ces actions seront amplifiées encore dès cette rentrée.

Prise en charge du handicap. Un effort important, avec une meilleure prise en compte des besoins, est accordé à la prise en charge des enfants en situation de handicap, de plus en plus nombreux. Ainsi, 3 Ulis seront créées dans les collèges de Marcillac, Espalion et Rodez (privé).

Valeurs de la République et sécurisation

L’éducation se veut en phase avec l’actualité. L’apprentissage des valeurs de la République est au programme (avec également un concours national mené autour de la Constitution) et poursuit le but de développer pour chaque élève un «parcours citoyen». En filigrane, il s’agit bien de faire échec à toutes tentations de radicalisations religieuses notamment. Mais aussi, d’apprendre aux jeunes les gestes de premiers secours (tous les élèves de troisième cette année) et le bien fondé des plans de mises en sécurité, contre toutes formes d’intrusion en particulier. Une sécurité qui concerne également l’engagement collectif à faire vivre un bon climat scolaire, à prévenir le harcèlement, et à redoubler de vigilance, bien sûr, sur les entrées et sorties des établissements...

Christophe Cathala
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