Braquage du McDo de Villefranche : trois accusés, trois versions

  • Le braquage a été commis le 19 avril 2010, tard dans la soirée, au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue.
    Le braquage a été commis le 19 avril 2010, tard dans la soirée, au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue. CP / CP
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Assises. Deuxième journée d'audience pour les trois auteurs présumés du braquage du McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue, commis le 19 avril 2010.

Sur les hauteurs de la bastide, derrière le gymnase Robert-Fabre, entre les barres d’immeubles du Tricot, les trois accusés terminent leur partie de football, avec d’autres gamins du quartier. Vraisemblablement, car les versions divergent entre les accusés. Nous sommes une semaine avant le braquage commis le 19 avril 2010, tard dans la soirée, au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue.

Hier après-midi, la cour d’assises de l’Aveyron a tenté de faire la lumière sur les faits qui se sont déroulés ce soir-là. Quelles étaient leurs motivations ? Dette importante ? Vengeance ? Attrait pour l’argent ? Le mystère reste entier. Quelques heures avant de passer à l’acte, les trois jeunes se retrouvent au quartier du Tricot.

Dans leur véhicule, un sac contenant une disqueuse pour ouvrir les coffres, un gant, une paire de lunette de protection, trois armes (deux pistolets à grenailles, l’un des accusés évoque des balles, et un fusil de chasse), du ruban adhésif. Driss Guassab avoue avoir apporté ce matériel, sauf les armes. Il accuse Larbi Bamous, qui nie fermement. De son côté, le troisième accusé, Youness Haifi, continue de réfuter l’ensemble des faits avec vigueur.

«Tout le monde criait, je ne savais plus quoi faire»

Driss Guassad connaît bien le McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue. Il y a travaillé plusieurs mois avant de se faire licencier pour avoir volé un détecteur de faux billets. Pour braquer le restaurant, ils en attendent la fermeture. Six à sept employés assurent le nettoyage de l’établissement. L’un d’entre eux sort des cartons vides à l’extérieur. C’est à ce moment-là, alors qu’ils étaient tapis dans un buisson, que les trois hommes passent à l’action. L’employé résiste, tente de refermer la porte. En vain. Puis, Driss Guassad se retrouve face au gérant du restaurant.

«On est restés figés, face à face, je ne savais pas quoi faire. Puis je lui ai mis un coup de crosse, il s’est effondré», lâche à la barre du tribunal Driss Guassab. Les employés du restaurant, terrorisés, se retrouvent face contre terre. Pendant que l’un surveille les employés, un autre ouvre le premier coffre qui contient la recette du jour. Ils n’auront pas le temps de s’attaquer au second qui, lui, renferme la recette hebdomadaire. Un coup de feu part. L’un des trois a tiré avec le fusil de chasse. «C’était la panique, se remémore Larbi Bamous. Tout le monde criait, je ne savais plus quoi faire.»

La déflagration déclenche les extincteurs au plafond. Les trois braqueurs présumés prennent la fuite, avant que l’un d’eux n’asperge les employés de gaz lacrymogène. Là encore, devant la cour d’assises, les trois hommes se renvoient la faute. Ils finissent par prendre la fuite, s’arrêter quelques kilomètres plus loin pour brûler une partie du matériel utilisé pour le braquage, leurs vêtements et cacher l’argent (environ 3800) qui finira par disparaître. L’audience d’aujourd’hui, avec la comparution de témoins directs du braquage et le visionnage de la vidéosurveillance permettra, peut-être, de faire la lumière sur le rôle exact des accusés.

PH
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