Stade Rodez Aveyron

Rugby - Rodez. Barriac : « On ne veut pas revivre le passé »

  • Jean-Paul Barriac.
    Jean-Paul Barriac. José A. Torres / Centre Presse Aveyron / José A. Torres / Centre Presse Aveyron
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Le président du Stade Rodez Aveyron ne boude pas son plaisir de débuter une nouvelle campagne avec sérénité, ce dimanche à 15 heures à Paul-Lignon face à Agde. Mais encore à la recherche de 200 000€ de sponsoring pour être «tranquille», Jean-Paul Barriac ne souhaite pas «fanfaronner» après les déboires connus la saison passée.

Le président du Stade Rodez Aveyron ne boude pas son plaisir de débuter une nouvelle campagne avec sérénité, dimanche à 15 heures à Paul-Lignon face à Agde. Mais encore à la recherche de 200 000€ de sponsoring pour être «tranquille», Jean-Paul Barriac ne souhaite pas «fanfaronner» après les déboires connus la saison passée.

Cette saison 2016-2017 vous inspire-t-elle?

J’espère surtout qu’elle sera plus apaisée que la dernière. Car même sportivement, on oublie parfois, mais cela n’a pas été toujours simple! En novembre, quand on était dernier, tout le monde voulait que je change tout, que je recrute, que je vire tel ou tel joueur, etc. Finalement, j’ai eu raison de faire confiance au groupe car à la fin, cela a été merveilleux.

Justement, sur le pré la saison passée s’est terminée comme un conte de fées en demi-finale du championnat de France. Qu’espérez-vous sportivement de la campagne à venir?

Déjà, je ne remercierai jamais assez les joueurs et les entraîneurs car si on est là aujourd’hui, c’est pour beaucoup de leur fait! On leur doit ça. Cette fois, on doit débuter cette saison sur les chapeaux de roues avec nos huit points de pénalité. On doit au moins remporter un de nos deux premiers déplacements et viser les phases finales. Car quand on y a goûté une fois, on ne peut que revivre cela... C’est tellement magique. Qu’importe s’il n’y a pas la montée au bout.

Justement, cela n’enlève-t-il pas un peu de sel à la compétition?

Non, car quand on est compétiteur, on veut aller jusqu’au bout quoi qu’il y ait à l’arrivée. En Top 14, les joueurs se battent pour le Brennus. Nous, c’est pareil !

Rodez peut-il un jour envisager de rejoindre la fameuse poule Élite de Fédérale 1 qui donne accès à la Pro D2?

Bien entendu! Cette réforme est une aubaine pour des clubs comme le nôtre. Car c’est une sorte de Pro D3 et elle permet de gravir la marche vers la Pro D2 avec prudence. À l’époque, le palier était bien trop élevé et franchement une montée aurait été inenvisageable.

En attendant, pouvez-vous d’ores et déjà assuré que Rodez ne traversera pas une nouvelle crise financière cette saison?

Je l’espère ! Mais comme avec une entreprise, il faut toujours être prudent et attentif. On espère trouver 200 000€ de plus en sponsoring et mécénat pour être définitivement tranquille... Mais je ne vais pas fanfaronner car je connais les charges à payer. Et il est fini le temps où le club s’asseyait sur ces fameuses charges. Car on a vu où cela nous a menés...

Avec dix arrivées en équipe une, n’avez-vous pas pris de risques?

Non, car si on regarde bien, on a juste remplacé les joueurs qui sont partis. On n’a pas explosé le budget car on n’a pas envie de revivre le passé! Cet été, on a surtout fait des efforts sur l’équipe réserve avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur (Éric Fernandez) et de plusieurs joueurs.

Pourquoi ce choix?

Tout d’abord car au bout de trois forfaits de votre réserve, vous êtes relégués et on n’est pas passé loin la saison dernière. Puis prendre des valises tous les week-ends, cela décourage tout le monde. Donc, une équipe réserve compétitive fera un bien fou au club tout entier. Il n’y a pas que l’équipe fanion dans un club. Il y a les jeunes, les féminines, etc.

Justement, vous parlez des jeunes. Le club a souvent mis en avant son souhait de se lancer dans la formation. Mais concrètement, où en est ce projet?

On a essayé de créer une structure avec d’autres clubs: le Far. Cela n’a pas fonctionné. Donc, on revient cette saison à un centre de formation 100% SRA. C’est le souhait de la Fédération et on suit ce courant. Car on devra rapidement demander la labellisation de ce centre de formation. Elle est indispensable pour gravir les échelons.

Vous avez rarement semblé être aussi serein...

C’est déjà un exploit d’être toujours en vie! Je ne remercierai jamais assez tous les gens qui nous ont aidés la saison passée. On ne doit jamais l’oublier, comme on ne doit jamais oublier d’où l’on vient.

On parle néanmoins de plusieurs départs au comité directeur. Cela ne vous inquiète-t-il pas?

C’est un souhait. On souhaite resserrer le comité car nous étions trop nombreux. Cette réduction est un souci d’efficacité et non pas une crise en interne, rassurez-vous.

Mathieu Roualdès
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