Cancer du sein : «Expliquer l’importance du dépistage»

  • Le Dr Laurence Michellutti (au centre) est présidente du Comité départemental de sensibilisation pour le dépistage des cancers en Aveyron,.
    Le Dr Laurence Michellutti (au centre) est présidente du Comité départemental de sensibilisation pour le dépistage des cancers en Aveyron,. PHR / PHR
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Santé. Le Dr Laurence Michellutti, présidente du Comité départemental de sensibilisation pour le dépistage des cancers en Aveyron, est dans une des « deuch » qui parcourent le département pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Le Dr Laurence Michellutti, présidente du Comité départemental de sensibilisation pour le dépistage des cancers en Aveyron, est dans une des « deuch » qui parcourent le département pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

D’où est venue l’idée de cette caravane des 2 CV ?

L’idée est de faire le buzz. La deux-chevaux, c’est un style. Elle attire et ne passe pas inaperçue. Dès que cette idée a été évoquée, elle a séduit tout le monde. Vous voulez donc vous faire remarquer ! Oui (rires). Nous cherchons par ce biais-là à aller à la rencontre des gens, pour leur parler, leur expliquer l’importance du dépistage, du colon ou du cancer du sein.

Est-ce une manière de dédramatiser ?

Oui, c’est une manière aussi de leur montrer que c’est simple, accessible. Et que nous sommes là pour les accompagner. Nous avons même mis en place des systèmes de covoiturage. Le dépistage du cancer du sein fait l’objet de campagne de sensibilisation régulière soutenue. Malgré cela, il faut continuer, toujours être sur le terrain ?

Oui ! En Aveyron, 45 % des personnes se font dépister et 90 sont au courant que le dépistage est important mais ne le font pas. Alors il faut les accompagner, être présent. Avant, il y avait le mammobile... C’était une époque bénie pour les Aveyronnaises. C’est révolu. Mais on continue à aller vers la population. C’est peut-être plus difficile, car nous ne sommes pas, avec nos deux-chevaux, un camion de dépistage ambulant. Pour autant nous sommes là pour leur faciliter les démarches.

Quel territoire couvrez-vous avec la caravane ?

Nous faisons un véritable tour de l’Aveyron. Ce sont à peu près 700 kilomètres de routes que nous allons parcourir, en ne passant pas dans les grandes villes. Vous êtes-vous fixés un nombre de personnes à sensibiliser ? Le maximum ! On fera le point dimanche soir, à notre arrivée à Laissac !

Philippe Routhe
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