Laurent Bressolis, la course à travers le temps

  • À 43 ans, Laurent Bressolis remporte pour la première fois le challenge MMA-Skoda-Les Journaux du Midi, neuvième du nom. Avec un succès lors des 11 étapes, mais surtout des places d’honneur
    À 43 ans, Laurent Bressolis remporte pour la première fois le challenge MMA-Skoda-Les Journaux du Midi, neuvième du nom. Avec un succès lors des 11 étapes, mais surtout des places d’honneur Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Cyclisme. Le Ruthénois licencié au VC Maurs a remporté dimanche le challenge MMA-Skoda-Les journaux du Midi, lors de la 11e et dernière manche à Saint-Cyprien. 

Le quadra Ruthénois licencié au VC Maurs a remporté dimanche le challenge MMA-Skoda-Les journaux du Midi, lors de la 11e et dernière manche à Saint-Cyprien. Une prime à la régularité et la récompense « de sacrifices » pour un coureur qui a disputé 50 courses cette année.« Quand je dis aux jeunes que je suis de 1973, ils ne me croient pas. » 

Oui, Laurent Bressolis a vu 43 printemps. Pas du tout un problème pour le Ruthénois qui a participé à « 50 courses » cette année en plus de ses « 15 heures » d’entraînement sur le vélo par semaine. Une cadence folle mais « payante » pour le nouveau vainqueur du challenge MMA-Skoda-Les Journaux du Midi après avoir terminé 10e lors de la dernière manche dimanche à Saint-Cyprien. « C’est beaucoup de sacrifices, mais je ne peux pas me passer de vélo, ni de compétition », poursuit celui qui remontera l’an prochain, comme à la fin des années 90 et au début 2000, en première catégorie (élite amateur).

«Le vélo, c’est mon truc»

Père de deux enfants, plus footballeurs que cyclistes, le bonhomme jongle, comme de puis ses débuts, entre vélo et boulot. Ne lui parlez pas de retraite Boucher à la ville, il désosse le matin et roule l’après-midi. « Et je me couche à 20 h 30 », sourit-il. Et ne lui parlez pas de retraite, ni même de prendre un peu de recul. « Le vélo, c’est mon truc. Quand je roule, j’oublie tout. Et si je ne sors pas de trois jours, je suis en manque ! » Sans parler de son esprit de compétition qui l’a, notamment, conduit à quitter le club de Rodez, d’abord pour Saint-Chély, puis pour Maurs. Aucun souci pour lui non plus en terme d’hygiène de vie.

Il s’astreint ainsi à un mode de vie quasiment professionnel. « Ça ne me gêne pas car je vois que c’est payant, envoie-t-il avant de préciser pas peu fier : Je suis passé de 72 à 65 kg. Je suis plus affûté et j’ai gardé ma puissance. » Mais après quoi court celui qui a levé les bras quatre fois pour six places de dauphin en 2016 ? Peut-être un peu après le temps perdu. Car s’il a enfourché la bicyclette assez tard (15 ans), il garde en lui une petite amertume. Celle de n’avoir pas été assez poussé pour aller tenter l’aventure à très haut niveau. « Oui, je le regrette un peu. Mais, jeune, j’étais timide. J’aurai dû partir. » Pour autant, ne comptez pas sur lui pour ressasser inactivement le passé. Il préfère rouler. Rouler encore et toujours. Et gagner.

Aurélien Parayre
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