Transfert du palais épiscopal : la messe est dite

  • La cérémonie symbolique de remise des clés s’est déroulée vendredi matin dans les salons du palais épiscopal.
    La cérémonie symbolique de remise des clés s’est déroulée vendredi matin dans les salons du palais épiscopal. José A. Torres / José A. Torres
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L’évêque a rendu, vendredi, les clés de la bâtisse du centre-ville de Rodez au président du conseil départemental.

Jean-Claude Luche ne devrait pas garder longtemps les clés que vient de lui remettre l’évêque Mgr Fonlupt. Selon toute vraisemblance, à la fin du mois, en tout cas avant la fin de l’année, le président du conseil départemental devrait les confier aux bons soins de Mathias Echène, porteur d’un projet d’hôtellerie de luxe pour ce bâtiment du XVIIe siècle. Son nom fut cité à plusieurs reprises vendredi, tant par Jean-Claude Luche, que par le maire de Rodez Christian Teyssèdre et le préfet Louis Laugier, tous invités à prendre la parole lors de cette cérémonie symbolique. C’est dire si d’ores et déjà, les regards sont tournés vers l’avenir pour ce palais épiscopal. Quand bien même c’est, plus qu’une page, un tome entier de la vie ruthénoise et aveyronnaise qui s’est refermé hier.

Pensez donc, la construction de ce bâtiment a été décidée en 1684 par Mgr Lezay de Lusignian, vingt évêques y ont vécu, de même que huit préfets de 1800 à 1823, le département ayant acquis cette bâtisse en 1811. Il y avait donc de l’émotion chez quelques-uns des bénévoles du diocèse, d’autres admettant à voix basse que ne plus avoir à subir l’entretien de cette vieille bâtisse était un moindre mal. «La décision n’a pas été simple à prendre. C’est une étape importante de la vie locale », a lancé Mgr Fonlupt, qui a pris récemment possession d’un évêché flambant neuf sur l’avenue Victor-Hugo. Le maire de Rodez et le président du conseil départemental n’ont pas manqué de « remercier » l’évêque pour sa participation à l’embellissement de la ville.

Teyssèdre reparle de l’Unesco

Mais vendredi, il fut beaucoup plus question d’attractivité du territoire que des 300 ans d’histoire. « Lorsque Rodez va de l’avant, c’est l’Aveyron tout entier qui regarde l’avenir », s’est enthousiasmé un Jean-Claude Luche volontiers rassembleur. Christian Teyssèdre, dans un discours un peu plus politique, rappelait entre autres l’inscription de la ville aux grands sites, l’obtention du label pays d’art et histoire et sa volonté intacte de décrocher l’inscription au patrimoine de l’Unesco « d’ici à dix ans », et la réfection de la place de la Cité en 2017. le département et la ville réfléchisse également à l’avenir des Haras, dont les bâtiments sont également propriété du département. Mais chaque chose en son temps. La prochaine étape de l’histoire sera la remise des clés du palais épiscopal à Mathias Echène. Peut-être avant la fin de l’année donc. Et lui devrait les garder un bon bout de temps.

Ph.R
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