Quand les pèlerins font marcher l’économie du Bassin

  • Un pèlerin, ça vient parfois de loin, comme ces trois dames vivant en Polynésie et qui ont fait cet été le détour par Decazeville.
    Un pèlerin, ça vient parfois de loin, comme ces trois dames vivant en Polynésie et qui ont fait cet été le détour par Decazeville. PB / PB
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Tourisme. Les retombées économiques du GR65 ne se discutent plus, comme en témoigne l’OT de Decazeville. 

C’est un bilan d’activité plutôt satisfaisant qui est a été présenté lors de l’assemblée générale de l’office de tourisme de Decazeville, qui s’est tenue en fin de semaine, sous la conduite du trésorier Jean-Claude Garric, en l’absence du président Jean Meyniel, souffrant. Les Allemands en force Une présentation de bilan, sur la période allant de septembre 2015 à août 2016, au cours de laquelle les deux hôtesses du pavillon Ségalat ont une nouvelle fois souligné la part prédominante des pèlerins de Saint-Jacques dans l’activité de l’office.

Des pèlerins venus des quatre coins de l’Europe, voire de plus loin, des États-Unis, du Canada, d’Australie, de Colombie, de Tahiti, du Japon… Sachant que les marcheurs étrangers les plus représentés cette année ont été les Allemands (30 %), devant les Canadiens et les Belges (11 %). Et de manière à confirmer si besoin l’intérêt économique du GR65, il a été révélé que la dépense moyenne journalière d’un pèlerin s’est établie à 36 €. En conséquence, les retombées économiques générées par le chemin de Saint-Jacques pour le territoire se sont établies, sur le dernier exercice, à près de 538 000 €. On retiendra notamment que les hébergeurs decazevillois ont accueilli en 2015 plus de 5 800 marcheurs.

Les femmes majoritaires 

Quant aux enseignes les plus prisées par les pèlerins, ce sont les commerces de bouche qui arrivent assez logiquement en tête, assez loin devant les banques et les pharmacies. À éplucher maintenant le profil du pèlerin, les femmes sont majoritaires, à 62 %. Près de 30 % marchent seul, 38 % préférant cheminer à deux, les autres se déplaçant en groupe. La tranche d’âge la plus représentée est celle des 41-60 ans, à 39 %, devant les plus de 60 ans, à 36 %, et les moins de 30 ans, à 14 %. La première raison qui motive le pèlerin tient dans l’aventure personnelle (22,5%), juste devant les aspects spirituel et religieux (22,4%) et l’envie de rencontrer les autres. 

PB
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