A Rodez, le nouveau coup de force des personnels de l’hôpital Jacques-Puel

  • Une trentaine d’employés ont investi hier la réunion du conseil de surveillance.
    Une trentaine d’employés ont investi hier la réunion du conseil de surveillance. José A. Torres
Publié le , mis à jour

Santé.  Ils ont manifesté à Bourran les 27 et 29 septembre et sont en grève depuis mardi. Hier, les employés de l’hôpital ont investi le conseil de surveillance afin d’attirer à nouveau l’attention sur le manque de moyens et leurs conditions de travail.

« Moins de moyens, plus de danger pour les usagers », « la santé n’est pas une marchandise », « manque d’effectif + personnels épuisés = patients en dangers ». Illustrations du mal-être généralisé du personnel, ces pancartes ont fleuri de part et d’autre de la route qui mène à l’hôpital. Alors que les salariés entamaient hier leur deuxième jour de grève, ils ont décidé de faire entendre leur voix en s’invitant à la réunion du conseil de surveillance qui a débuté vers 14 h 30. 

Burn-out, lits fermés, absentéisme

« Nous sommes arrivés à un point de non-retour », expliquait hier le secrétaire de la CGT Laurent Vallat, alors que la petite trentaine d’employés pénétrait dans la salle de réunion. Ils ont procédé, devant les représentants de l’instance, à la lecture d’une lettre commune aux trois organisations de l’intersyndicale (FO, CGT et CFDT). Ils ont, une nouvelle fois, fait part du mal-être qui prend racine au sein des personnels de Jacques-Puel. Selon les syndicalistes, c’est la réorganisation de 2015 qui est à la base de cette situation : burn-out, lits fermés, absentéisme en forte hausse, équipes épuisées et, surtout, qualité des soins en danger.

«Les équipes s’épuisent »

Le directeur Frédéric Bonnet a pris plusieurs engagements oraux qui seront « transformés en écrits rapidement » concernant notamment les formations obligatoires (« mieux suivies » à l’avenir), les heures supplémentaires (« une mesure de compensation financière pour ceux qui ont le plus d’heure » à hauteur de 50 000 €) et l’absentéisme, pour lequel des « modalités différentes de compensation » seront mises en place. Pour la question des effectifs, le directeur a reconnu avoir « moins de prise » du fait des ressources qui lui sont allouées. « Financièrement, l’hôpital a retrouvé l’équilibre grâce aux restrictions. Il va désormais falloir faire des choix budgétaires qui vont dans le bon sens... ou bien fermer des lits. Les équipes s’épuisent », affirmait, un brin désabusé, Daniel Bousquet, délégué Force ouvrière. 

XB
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