La «fièvre jaune» de Geoffrey Blancaneaux

  • Le junior Geoffrey Blancaneaux est entraîné depuis deux saisons par Cédric Raynaud. Lequel est d’ailleurs présent cette semaine au tournoi de Rodez pour le conseiller.
    Le junior Geoffrey Blancaneaux est entraîné depuis deux saisons par Cédric Raynaud. Lequel est d’ailleurs présent cette semaine au tournoi de Rodez pour le conseiller. Jean-Louis Bories
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Il n’est peut-être pas tête de série, il apparaît seulement au 636e rang du tennis mondial, mais le Parisien de 18 ans est le jeune qui monte dans le circuit. Et il entend bien le prouver au cours du tournoi international de Rodez Aveyron qui se joue jusqu’à samedi.

Le dernier lauréat français de Roland Garros est à Rodez depuis ce week-end. Non, Yannick Noah n’est pas à l’affiche de la nouvelle saison musicale de l’Amphithéâtre... Le capitaine des Bleus n’a pas programmé non plus un stage de l’équipe de France avant la prochaine échéance en coupe Davis. Rien de tout ça puisque le vainqueur en question s’appelle Geoffrey Blancaneaux. Il est certes moins connu que Yannick Noah, moins reconnu par le grand public, mais il a pourtant remporté le grand Chelem de la Porte d’Auteuil en catégorie juniors.

Douze ans après Gaël Monfils, ce Parisien de 18 ans a donc inscrit son nom au palmarès de Roland Garros en juin dernier. Il a battu en finale Félix Auger-Aliassime (n° 11) 1/6 6/3 8/6, après avoir sauvé trois balles de match, et il avait sorti le Canadien Denis Shapovalov (n° 4) en demi-finale, alors qu’il était mené 7/6 4/2. Et, avant de réussir cette remarquable série (il était n° 39 du tableau juniors !), il avait déjà brillé Porte d’Auteuil en franchissant un tour des qualifications du tournoi seniors aux dépens du Japonais Hiroki Moriya (218e au classement ATP). Ce qui est d’ailleurs sa plus belle perf jusqu’à présent.

Né le 8 août (le même jour qu’un certain Roger Federer) 1998 dans le XVIe arrondissement de Paris dans une famille de sportifs (son père Michel, notamment, était international en aviron), vivant désormais dans l’Essonne, Geoffrey Blancaneaux a frappé ses premières balles jaunes à l’âge de 6 ans. Se qualifiant volontiers de « bagarreur » - « Je ne lâche jamais rien ! », volleye-t-il volontiers - , s’appuyant sur un coup droit capable de faire des ravages, l’espoir du tennis français a passé un cap depuis sa victoire à Roland-Garros. « Je bénéficie d’un autre regard de la part, en particulier, des organisateurs de tournois, se réjouit-il. Je suis plus reconnu, c’est plus facile d’avoir des wild cards, alors que, jusqu’à présent, c’était un parcours du combattant ». 

Centre Presse Aveyron
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